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lundi 11 juillet 2011

Voilàààà, c'est fini :-))

A bientôt les amis, merci de nous avoir
suivis pendant une année !

Bilan du tour du Monde

(Texte de chéri)

Voilà, la boucle est bouclée. Il faut sérieusement penser à la suite, à notre vie en suisse, au travail, à l’école de nos petits loulous, en bref, au retour à la vie dite normale. C’est le moment aussi de faire le bilan de ce voyage. Bilan de cette folle aventure à quatre pendant une année, de ce voyage un peu dingue que j’ai adoré, mais où j’ai un peu souffert aussi. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je n’ai pas toujours très bon caractère, supporte mal la frustration et il y a pleins de choses que je n’aime pas. Mais plus que tout, je n’aime pas : avoir chaud (bien vu les 7 mois en Asie à 35 degrés, avoir faim (si je mange pas, je peux vite tourner insupportable), les moustiques (une année de moustiques, moi content !), et attendre (on a beaucoup attendu, du coup maintenant ça va mieux). Sophie ne devait pas être dans son état normal quand elle m’a proposé de faire ce voyage, d’ailleurs j’ai toujours pas compris pourquoi elle l’a fait et pourquoi j’ai dis oui !!!

Mais une des questions qu’on va probablement nous poser plus d’une fois car elle suscite déjà de l’intérêt chez les gens qui nous entourent, c’est « Qu’est ce que ce voyage a changé dans notre vie, dans notre façon de penser et de voir les choses ? ». En réalité, ce n’est pas si simple de répondre à cette question et je pense qu’il nous faudra probablement un peu de temps pour pouvoir y donner une réponse précise. Il nous faudra aussi du temps pour digérer et réaliser ce que nous avons vécu pendant une année, car nous avons vu tellement de choses que j’ai des fois de la peine à me dire que nous avons vraiment fait tout ça.

Des souvenirs, bien sûr qu’il y en a pleins, des découvertes culinaires dans pratiquement tous les pays (le maïs bio de Roxanne au Canada, la traditionnelle soupe de nouilles Pho du Vietnam, le massaman curry et le coquelet grillé de Thaïlande, la fondue See-Food du Cambodge, le poisson frit et le cheese cake du Laos et les crevettes fraîches d’Australie), des belles découvertes (le Québec et son peuple si incroyable de gentillesse, la descente en campig car de la côte ouest en Californie, la grande découverte des pays de l’Asie du sud-est, le Laos qui restera la plus belle surprise de ce voyage et mon coup de cœur personnel et encore l’Australie qui est toujours aussi magnifique), des belles rencontres aussi (merci à toutes les personnes rencontrées lors de ce voyage avec qui nous avons partagé un bout de chemin et merci à ceux qui sont venu nous voir depuis la suisse) et des moments magiques (quand je me suis retrouvé avec Timo à moins d’un mètre d’une otarie sauvage dans la mer à San Diego, la première traversée de piscine d’Arno quand il a appris à nager à San Francisco, quand je me suis baigné avec un éléphant en Thaïlande avec Lilou et Marcos, quand nous avons joué dans la rivière avec des moines à au Laos, ma première vague surfée en Australie et notre nuit en amoureux avec Sophie dans un Relais & Châteaux à Bali pour notre anniversaire de mariage). J’en oublie sûrement plein d’autres, mais ceux-ci sont ceux qui me viennent en tête.

Le revers de la médaille de notre voyage, c’est que j’ai réalisé à quel point notre planète est fragile et polluée, le vrai problème du manque d’eau dans certains pays et l’énorme quantité de déchets plastiques qu’il y a un peu partout dans le monde. Dans nos pays on y réfléchit depuis quelques temps, on sait que ces problèmes existent, mais vu que chez nous ça va pas trop mal, on s’en fout un peu. Mais ici, c’est une autre histoire, l’eau manque cruellement dans plein de pays et c’est comme par hasard ces mêmes pays qui vivent au milieu de leurs déchets. En Suisse, on pose notre sac poubelle sur le trottoir ou dans le container et puis voilà c’est fini, on y pense plus. Mais là, il n’y a pas de camion qui passe alors on lance les déchets un peu partout, derrière la maison, dans le caniveau ou encore mieux, dans la rivière (déchets, poubelles, excréments, animaux morts et cadavres finissent dans les rivières), comme ça c’est plus propre et comme ils disent là-bas « la mer est grande ! ». Bref, tout ceci pour dire que ce n’est pas jojo et que ça fait peur. Mais il est vrai aussi que leur problème principal c’est de trouver du boulot pour survivre et pour manger, alors les poubelles ne font pas vraiment partie des priorités !

Il faut vraiment que nous ayons une prise de conscience générale sur notre façon de consommer et sur la façon dont nous épuisons les ressources de notre planète. Comme le dit très bien Pierre Rabhi dans son dernier livre « Manifeste pour la terre et l’humanisme », « il est temps que nous prenions conscience de notre inconscience ». Oui je sais, dit comme ça fait un peu rubrique catastrophe du Matin. Mais après avoir voyagé pendant une année et vu tellement de choses, de pays, de gens, de situations et de conditions de vie, et quand je vois ce que nous faisons de notre terre, je m’inquiète et me demande quelle planète allons-nous laisser à nos enfants et à nos petits enfants ? Nous n’apprenons rien de nos erreurs, nous reproduisons encore et toujours les mêmes choses, nous pensons qu’à faire du profit immédiat et qu’à notre confort personnel, sans penser aux conséquences futures et aux ressources limitées qui sont à notre disposition. C’est à nous maintenant de montrer l’exemple et de faire quelque chose. C’est à nous d’arrêter de consommer des fraises cultivées en Espagne avec des produits chimiques interdits en Europe. C’est à nous de veiller que les commerçants locaux survivent face aux monstres machines alimentaires et commerciales de notre pays. Si nous commencions par aller acheter nos fruits et nos légumes chez le paysan local au lieu d’aller bêtement à la Migros ou à la Coop acheter des produits sans goût, pauvres en vitamines et en minéraux et de plus, bourrés de produits chimiques qui finiront par nous rendre tous malade, se serait génial et croyez-le, ça changerait pleins de choses…

Tout n’est pas noir non plus, nous avons croisé des gens magnifiques et des associations qui se bougent et qui essaient de changer les choses ou du moins de les rendre meilleures avec leurs propres moyens. Et malgré ce tableau un peu sombre (dixit Sophie), j’ai espoir que l’homme réussisse à sauver notre planète. J’ai vu tant de sourires et de joie de vivre sur tellement de visages que j’ai envie d’y croire. Envie d’espérer qu’un jour ceux qui nous dirigent réalisent le potentiel offert par notre planète et se donnent les moyens d’en faire quelque chose de bien. J’espère juste que ce n’est pas un rêve éveillé !

En conclusion, Sophie et Timo sont partagés entre le plaisir de rentrer et la tristesse de vivre la fin d’une grande et belle aventure, et d’une vie de rêve pendant une année. Arno et moi sommes heureux de rentrer, heureux d’avoir vécu cette belle année et vu tant de choses, mais très heureux de retrouver notre chez nous. Ce qui m’aura le plus manqué à part la nourriture, c’est les amis, le sport avec mon frère, les ballades en montagne, notre belle ville de Nyon et son lac, notre appartement, mes BD et nos séries DVD. Ce voyage m’aura permis de vivre des moments magiques avec Sophie et les enfants, probablement de grandir un peu aussi, d’ouvrir les yeux sur une certaine réalité, de relativiser les choses et d’apprécier les choses simple (ce matin nous nous sommes extasiés et réjouis devant un rouleau de PQ dans la salle de bains, objet peu courant dans les toilettes asiatiques), j’ai aussi pris conscience de l’importance de protéger notre planète, de vraiment faire un effort pour manger mieux et surtout, ce qui n’est pas rien, de trouver enfin ce que je voulais faire de ma vie. Je ne sais pas comment on va vivre ce retour en suisse, mais ça va être cool et je me réjouis de vous revoir…

Les dernières photos, deux jours sur l'île de Sentosa, calme et repos avant le retour...

vendredi 8 juillet 2011

Photos: quelques jours à Melaka, Malaisie

Temps très chaud et humide, ciel un peu gris, on transpire pas mal, mais on s'accroche pour faire encore quelques visites culturelles en famille. La ville n'est pas transcendantale, mais il y a de quoi faire, et surtout Yves a découvert quelques bonnes petits adresses pour bien manger, alors quand l'appétit va... :-)

On part dimanche pour Singapour, histoire de passer nos deux derniers jours dans un bel hôtel, labellisé Eco Resort, sur l'île de Sentosa. (Le budget va en prendre un coup, c'est sûr !)

jeudi 7 juillet 2011

Expé Gunung Ledang, à l’arrache (Sophie et Tine)

Récit de Mom

La fin du voyage approche. C’est le moment ou jamais de filer pour une dernière escapade entre filles. Nous confions les petits loups à Papa poule Yves et filons vers la gare des bus. Objectif : deux jours de nature, escalade du mont Gunung Ledang, à priori rien de difficile, 1200 et quelques mètres d’altitude. Un premier bus local nous amène à Muar, un 2e bus encore plus lent et pourri nous dépose au milieu de nulle part. Le chauffeur nous fait signe « Straight, go straight… ». C’est la zone, il n’y a rien, 32°, nous partons à pied sur la route qui file entre des rangées de palmiers. Des panneaux montrent le sort réservé à tout péquin qui pénètre dans les plantations : abattu sans sommation ! Des chiens sauvages errent au loin. Je sors mon bâton de nordic walking, on ne sait jamais. Deux kils plus loin, péage d’entrée de la réserve nationale, nous voici à la réception de l’hôtel : c’est immense, et il n’y a … personne. Ca fait un peu centre pour secte. Deux mecs, trois mots d’anglais : « Name, passeport, pay first ! » Nous comprenons rapidement que nous sommes chez les chinois qui ont, vous l’aurez compris, un très grand sens de l’hospitalité.

On s’installe dans notre chambre : franche odeur de moisi, draps douteux…pas grave, on en a connu d’autres avec Sophie. A la piscine, toujours personne. Tentative d’organiser notre trek du lendemain. Impossible de trouver un guide, de savoir le prix, les conditions… nos deux compères de la réception ne savent rien. On se dit que ça le fera à la « one again » et qu’on se débrouillera le lendemain. Comme il n’y a rien aux alentours, nous mangeons au resto de l’hôtel. Toujours personne. Sauf un vieux chinois tout jaune, les yeux globuleux et rouges, qui nous demande péremptoirement notre n° de chambre : il aimerait boire du vin ou du whisky avec nous et un de ses potes …dans notre chambre. C’est le boss de l’hôtel ! Là, ça commence à se gâter, franchement, ce coin est glauque. On file dare dare se coucher après avoir vérifié 25 fois si on a bien fermé la porte de la chambre clé. On envoie un texto à Yves pour lui dire que tout va bien !

Le lendemain, petit déj imbouffable, riz immonde et saucisses dégs, on se pointe à la réception pour trouver un moyen de transport jusqu’au bureau des guides. Surgit un 2e chinois, qui nous propose de nous y conduire, contre la modeste somme de 75 RM, en clair 25 balles pour faire 5 kils. « Decide quickly, because I have a lot of things to do, and pay first ». Il nous largue au Seven, on s’achète deux litres d’eau, des amandes et des biscuits, y a rien d’autre. Au bureau des guides, nous remplissons des papiers pour déclarer tous nos biens, y compris notre slip et soutif. Des fois qu’on les oublierait derrière un arbre, on devra payer 5 RM pour chaque objet non rapporté. Là, ça commence à bien faire. Mais comme Sophie et moi sommes aussi obstinées et têtues l’une que l’autre, on se la coince et on y va. Ce treck, on veut le faire ! Notre guide est une charmante étudiante musulmane, avec voile noir, t-shirt vert, training et pantoufles de gym. Elle file d’un pas allègre, toutes les trois minutes, elle nous dit « ok ? ». Au départ, 790 marches, suivies de 900 m de dénivelé. Sophie se chope un coup de chaud et moi je me vois partir pour « Rinjani 2 », je ne dis rien, mais c’est dur-dur ! La jungle est dense. On en bave, mais notre score sera très honorable. Comme il fait horriblement chaud, qu’on a rien mangé et que la dernière partie consiste en escalader de gros blocs de granit, on décide de redescendre, après avoir passé un chouette moment avec Lynn, notre guide, charmante, attentionnée, gaie. Au passage, près le la rivière, je me fais attaquer sournoisement par une sangsue. Lynn nous dit que de temps en temps, on peut voir un ours ou un cobra royal et que, dans ce cas, il ne faut pas oublier de rester très calme !!!!!!!!!!!!!

De retour au bureau des guides, contrôle de nos effets, bouteilles d’eau, papiers, sacs plastics, fringues. Ouf, tout est en règle. Le chintok n° 2envoie un de ses sbires nous récupérer, on file à la piscine pour se détendre, après avoir tenté de se faire masser les pieds dans le centre de spa, où nous trouvons …5 vieux chinois en train de se faire tripoter dans une piaule sombre et glacée. Deux minutes plus tard, 5 jeunes malais déboulent, ils mâtent Sophie à mort et lui font moult signes tout-à-fait clairs sur leurs intentions. On se terre dans notre chambre, petit souper rapidos, des fois que le chintok n° 1 réapparaîtrait, douche, dodo, et au lit. Cette fois on met la chaise devant la porte ! On envoie un 2e texto à Yves pour lui dire que tout s’est bien passé.
Le lendemain matin, on négocie un plat de fruits frais contre les saucisses infâmes, on s’enfile un café et on repart à pied. A peine arrivées sur la grande route, le bus arrive, on monte, le chauffeur chante, il est fasciné par mes bâtons de nordic walking et … par le sourire et les beaux yeux bleus de Sophie !

Voilà, c’était une belle escapade, qui nous a fait renouer l’espace de quelques jours avec les trucs foireux, les plans B, la débrouille, le culot et l’immense plaisir de sortir des sentiers battus !

PS. Dans les bus malais, il y a de très gros cafards et des tas de contrôleurs véreux. 

Quelques photos de notre virée


mercredi 29 juin 2011

Karma… «And you, what are you looking for ?»

Trajet en voiture de Tirta Gannga à Munduk (petit village central à Bali). Le chauffeur évoque la spiritualité hindoue et nous échangeons gaiement pendant quelques kilomètres sur les cérémonies et les divinités. Puis viennent les discussions plus profondes sur le karma et ce que cela signifie dans la vie quotidienne, l’importance de faire le bien, pour soi et ses enfants, la réincarnation, l’impact des gestes et des actions, le sens de la vie pour les Hindous.


Et soudain, il nous demande « And you, what are you looking for ? »

Silence vaguement consterné dans l’habitacle. Ce qu’on cherche, vous voulez dire là maintenant tout de suite, le prochain hôtel, une nouvelle excursion à Bali ? Non ? Ah, vous voulez savoir quelle est notre quête spirituelle, ce qu’on recherche dans notre vie ? Re-silence, suivi de quelques vagues bafouillis… Le chauffeur remarque « Sorry, it’s maybe a question a little bit too sophisticated ». Non, ce n’est sophistiqué, c’est juste qu’on ne sait pas exactement en fait, en tous les cas, beaucoup ne savent pas vraiment, on vit, on profite et un jour on se pose des questions … Je me lance finalement dans une réponse improvisée de ce que j’imagine être une des réponses occidentales possibles

« Chez nous, nous sommes élevés dans un objectif de réussite professionnelle, un moule capitaliste mélangé à des valeurs traditionnelles, le mariage et les enfants. (En même temps que je lui parle je réalise à quel point tout ceci est fragile et ne correspond pas à la réalité, aux réalités, il y a de plus en plus de célibat et les mariages se cassent la gueule, mais je ne peux pas tout dire, alors je caricature). Mais aujourd’hui, la crise économique a donné naissance à des problèmes, les choses ne fonctionnent plus très bien, cela devient difficile. (Je visualise pendant que je gesticule dans la voiture : crise identitaire, stress, dépression, manque de rêves ?). Les gens commencent à se poser des questions et veulent apprendre à vivre mieux, à partager, à respecter la nature. En tous les cas, ils essaient, mais c’est difficile car on est plutôt égoïstes, et c’est pour cela qu’on vient peut-être ici, en Asie, pour apprendre et comprendre votre vision des choses et s’imprégner de votre spiritualité… »

Tout ça dans un anglais approximatif, depuis le fond de la voiture, entre deux nids de poule, quelques klaxons et coups de volant pour éviter les enfants à vélo et les chiens errants le long de la route. Le chauffeur ne répond pas directement mais il sourit, je le vois dans son rétroviseur et on continue d’évoquer les coutumes locales, sur fond de karma.

Le lendemain, on part faire une nouvelle excursion à pied pour découvrir les plantations de vanille, de café, de clous de girofles et de riz autour de Munduk, avec un guide qui s’appelle Dharma. Il marche lentement et chacun de ses gestes est doux, tranquille. En bonne suisse, je trouve qu’il pourrait mettre la deuxième, mais finalement pourquoi ? Pour la performance ? Le voilà qui me fait sentir et goûter un grain de cacao que je n’avais même pas vu. Il évoque aussi le karma et nous montre la petite maison de sa belle-famille, à l’abri du bruit et du monde, « so peacefull ». Il nous propose d’ailleurs de s’arrêter pour déguster un café et un cake à la noix de coco et au sucre de palme, enroulé dans une feuille de palmier. Plusieurs femmes sont en train de préparer des offrandes. Le sourire et l’accueil sont magnifiques, simples, naturels. J’aime ces gens, cette terre, ces regards chaleureux.

(J’en oublie presque Timo qui a mal au ventre, le pauvre, une vilaine gastro, et Arno qui rouspète un peu dans la montée, d’ailleurs le guide le porte sur son dos, motivé cet homme-là). Les yeux ouverts sur fond de pensée karmique, le mollet guilleret, le sourire au coin des lèvres, les yeux dans les rizières, chacun profite de la beauté et de la sérénité du lieu. Dans ce contexte, la montagne, le guide, le voyage, on se sent subitement en harmonie profonde avec cette manière de penser et de vivre (qui ne le serait pas dans le fond ?).

Mais le soir, dans mon lit, je réalise que je suis concrètement bien loin de cette profonde bienveillance. Quand je pense à tout ce que j’ai fait de nul, de bête et méchant dans ma vie (j’avoue avoir régulièrement voulu vendre mes enfants sur Ricardo et rapporter mon mari au magasin, sans compter les ragots colportés au boulot, les engueulades et la fois où j’ai étranglé un petit garçon dans la cour de l’école quand j’étais petite et je vous épargne le reste de mes mauvaises actions), je crois que j’ai bien foiré ma réincarnation. Mes enfants risquent bien de revenir sous forme de hannetons à cause de moi et je trimerai sûrement comme une fourmi… Et est-ce que les mauvaises pensées comptent ? Parce que là ce serait le pompon. Si vous saviez parfois les horreurs qui me passent par la tête…

Mais comment font-ils ? Je suis subjuguée par le sourire des femmes et la gentillesse des gens, les enfants ne se bagarrent même pas, jamais de cris, de disputes ? Et nous, pourquoi on n’y arrive pas ? Et où sont les cinglés ? Yves me dit tout à l’heure qu’un violeur fou s’est échappé vers Neuchâtel et que 100 policiers le traquent. (Carole ma chérie, planque tes filles, c’est vers chez toi !) Y a-t-il ici autant de déviances et d’agressions que chez nous ? Il va falloir investiguer encore un peu pour comprendre, pour saisir ce qui flotte dans l’air et qui rend les gens aussi sereins. J’avais déjà eu ce genre de sentiments au Laos, comme dans tous les endroits peu touristiques que nous avons eu la chance de visiter.

Impossible bien sûr de devenir bouddhiste ou hindoue demain matin, la question n’est pas là, l’idée est plutôt de développer le plaisir d’être ensemble, de partager, construire une éthique humaine et sociale et lâcher certaines conneries de nos vies actuelles, genre la consommation à outrance et le « toujours plus vite » au boulot. Prendre le temps avec ceux qu’on aime. Acheter moins et mieux. Respecter le plus souvent possible la théorie écolo des 4 R : réduire, recycler, réparer, réutiliser. Sans devenir une vieille baba cool poilue qui joue de la flûte, ne pas se faire du mal avec des objectifs inatteignables et stressants. Etc., etc. De la théorie, bien sûr . Facile quand on vient de passer une année les doigts de pied en éventail…

D’ailleurs, les personnes que je harcèle avec mes grandes envolées lyriques de voyageuse romantique déconnectée de la réalité du quotidien me disent qu’en moins d’une semaine je serai revenue au système et que tout ceci sera bien vite enterré.

Peut-être. J’espère néanmoins garder au fond de moi un peu de cette lumière qui fait briller les rizières le matin et les yeux des gens d’ici. On peut rêver, non ?

Photos de notre balade dans les environs de Munduk avec Dahrma

Tirta Gangga, une escapade dans la campagne de Bali

Après quelques jours sur les îles Gili à admirer les tortues et déguster les saveurs locales, nous reprenons le bateau jusqu’au port de Padangbai à Bali. L’idée est de partir dans les terres pour s’imprégner de la culture locale. Nous choisissons un petit village proche du volcan Agung, Tirta Gangga, réputé pour son palais aquatique et la beauté de ses rizières. Logés dans la petite et accueillante Homestay Rijasa, au milieu des fleurs, nous apprécions l’ambiance calme et reposante des lieux, loin de toute agitation touristique.
Nous faisons face au piscines royales, sorte de jardin assez étonnant, ponctués de statues de divinités hindoues et d’espaces d’eau où vivent les poissons. Yves et les enfants plongent avec plaisir dans les bassins publics réservés à la baignade, même si l’eau est un peu fraîche. Quant à nous (Soph et Mom), nous observons les jeunes du coin qui jouent, nagent et se lavent aux bains.

Le soir, petit repas, papayes délicieuses et hop, au lit ! Le lendemain nous partons à 7h30 pour une virée dans la campagne avec notre guide Kutur, 68 ans, 1m48, frétillant et joyeux musicien. Il nous emmène tout de suite à travers les rizières et nous explique la vie locale, les plantes, les arbres, tout en conversant avec toutes les personnes que l’on rencontre en chemin. Cette fois-ci, c’est Timo qui prend les photos et nous suivons les petits chemins à la queue leu leu, éblouis par la magie des paysages. « Selamat pagui », tout le monde nous salue et nous sourit, comme partout en Asie. Vivre de manière si proche de la nature et des Dieux rend aimable et convivial (d’ailleurs il y a un vieux monsieur très très aimable avec une seule dent qui est déjà venu 3 ou 4 fois rendre visite à Mom afin de lui faire des massages). Nous observons les paysans durant le labour ou occupés à la préparation des terrasses, les femmes aux récoltes et au portage. Ils travaillent aux rizières de 4 heures du matin à 10 heures environ. Après 4 heures de balade le long des cours d’eau, il commence à faire un peu chaud et nous optons finalement pour un retour en bemo (taxi local), au grand soulagement d’Arno.

Feeling émotif (me sens poétique en ce moment) : se balader ainsi fait un bien fou à la tête, l’esprit flotte librement, puis se connecte à la terre, à l’essentiel… Voilà, voilà…

Ci-dessous, les photos de Timo, nous partons demain pour Munduk.

jeudi 23 juin 2011

Photos: 5 jours sur les îles Gili en Indonésie

Arrivée sur Gili Tarawangan


Une journée de snorkling avec les enfants


Quelques images de Tarawangan

samedi 18 juin 2011

Photos: Ubud, trek sur la crête de Campuan

Histoires balinaises

Récit de Mom :-)

Au programme, journée culture, organisée de main de maître par Sophie : visite d’un temple à Mengwi, musée du riz à Tabanan et coucher de soleil dans un des plus hauts lieux spirituels de Bali, le temple Pura Tanah Loth.  Nous quittons notre petite hutte balinaise en taxi avec notre chauffeur préféré, coincés à quatre à l’arrière (Timo, Arno sur les genoux de Sophie, Mom), tandis qu’Yves étale ses jambes, à l’avant « il se dévoue pour occuper la place du mort », dixit, tout ceci après avoir gavé Arno de pilules contre le mal de voyage.

Le temple  de Mengwi se situe à l’intérieur des terres. Ambiance sereine, peu de touristes. Végétation luxuriante, fleurs exotiques parfumées, bas-reliefs sculptés de moult dieux, déesses, démons… tout est magique. Le temple est entouré d’une enceinte carrée que nous parcourons sur une esplanade extérieure. Seuls les moines dévolus à l’entretien et aux offrandes semblent avoir l’autorisation de pénétrer dans le temple.

Nous filons ensuite à Tabanan visiter le musée du riz, vieillot, mais extrêmement bien documenté. Nous sommes reçus par une adorable jeune femme qui se donne un mal fou pour nous expliquer chaque étape qui mène à la maturation et récolte du riz. Vous n’imaginez pas tout ce qu’il faut faire pour avoir un seul grain de riz. Préparer les terrasses, semer, planter, piquer, repiquer, récolter, battre, séparer, moudre… Les outils sont millénaires, tous fabriqués à base de végétaux locaux, y compris les nasses qui servent à piéger crevettes, serpents, poissons qui remontent les rivières et s’égarent dans les rizières. Il y a des charrues pour un ou deux bœufs, avec un siège très, très rudimentaire pour le conducteur de bœufs (il doit avoir le cul cassé en fin de journée…).

« Le rétroviseur  »
Alors que notre chauffeur gare le taxi, un mec qui fait de la course à pied heurte (volontairement selon Yves) le rétroviseur qui se brise et tombe de son support. Notre chauffeur s’arrête, ouvre la portière, se précipite sur le sportif et …s’inquiète de savoir si son coude n’est pas blessé et si tout va bien. Les deux mecs échangent quelques propos, rigolent et se séparent en bons amis. Notre chauffeur ramasse son rétro, remonte en voiture et finit tranquillement son parcage.
Nous imaginions la même scène à Genève, Marseille ou Vufflens-la-Gouille, les mecs se seraient insultés, étripés… A Bali, rien de tel, le matériel n’est pas important. Notre chauffeur nous apprend qu’il travaille 15 heures par jour, pour … pouvoir offrir des cérémonies aux dieux…On est d’ailleurs pleine lune, la fête religieuse bat son plein, tous les balinais sont endimanchés et passent leur journée à se retrouver en d’interminables cortèges qui se terminent dans les temples ou en bord de mer afin d’honorer leurs divinités et s’attirer leurs faveurs. Philosophie à méditer.

« Le python »
Je (Mom) n’étais pas trop chaude pour visiter en fin de journée le temple de Pura Tanah Loth, d’une part parce que j’avais lu dans le Lonely que c’était un piège à touristes bien orchestré (une allée de marchands prêts à foncer sur le chaland et lui proposer tout et n’importe quoi)…mais surtout parce que j’ai une peur bleue des pythons géants qui sont les locataires favoris de ce temple. Ce dernier est sis sur un éperon rocheux qui fait face à la mer. Voir tous ces balinais vêtus de leurs plus beaux atours, portant étendards et paniers d’offrandes, se porter vers la mer dans une ferveur sereine et empreinte de sérénité, et contempler un coucher de soleil somptueux sur ce spectacle me fait oublier les pythons. Jugée sur une marche, je me retourne et je vois… un énorme python à 1 m de mes jambes, Timo assis par terre en train de loucher sur le reptile en se demandant comment il pourrait s’y prendre pour le mettre sur ses épaules. Ce qu’il finit par faire… avec beaucoup d’aisance et dans la décontraction la plus totale !

Quelques images de la journée

mardi 14 juin 2011

Photos: une journée à Ulu Watu, presqu'île de Bukit

Falaises, singes, plage déserte du Pura Wasaku et soirée seafood à Jimbaran. Commentaires de Mom :-)

dimanche 12 juin 2011

La méchante chinoise et la grenouille

plage d'eccho beach
Arrivés depuis cinq jours à Bali, on profite de la vie, on mange bien, et Yves se remet de sa fatigue du voyage. Les enfants jouent avec les petits voisins, on a visité les environs et tout le monde va bien. On attend avec impatience super Mom qui arrive ce soir, après 24 heures de voyage ! Au programme de ce dernier mois de notre trip, l’exploration de Bali (Est, Nord et volcans), de Java et quelques jours en Malaise. On se réjouit !

Avant les photos de nos prochaines virées, voici en vrac quelques anecdotes de ces derniers jours et les photos de notre plage préférée du coin, l’Eccho beach. 


La méchante chinoise

Entre l’Australie et Bali, on passe une nuit dans le quartier chinois de Singapour Joo Chiat, histoire d’alléger un peu le budget en souffrance. L’hôtel est un une étoile et demie, il n’y a donc pas de petit déj’. Le matin, on part en chasse d’un distributeur, ayant oublié la veille de retirer de l’argent à l’aéroport (mal organisés cette équipe). On tournicote un moment, il fait chaud, Arno râle en continu, un vrai bonheur. Finalement on trouve un distributeur puis un restaurant ouvert. C’est une gargote qui donne sur la rue, typique, on en a déjà testée plein pendant nos six mois d’Asie. On s’installe et on attend longtemps, très longtemps. Au début, on ne s’inquiète pas, il nous est déjà arrivé de patienter des plombes pour manger et comme on n’est pas pressés, on papote.

Après un moment, on observe les autres tables, tout le monde a le nez dans son bol, sauf nous. On patiente donc encore un peu, en faisant quelques signes à la serveuse, qui nous ignore. Il fait chaud, humide et Arno a très faim, il pleurniche, « je déteste les restos chinois, y en a marre ! ». Bonne ambiance. Finalement un jeune client se lève, nous demande s’il peut nous aider et va commander auprès de la serveuse pour nous. Deux soupes de nouille et des nouilles sautées, comme tout le monde. Le temps passe, le jeune est parti depuis longtemps, toujours pas de repas sur la table. On commence à réaliser qu’on n’est pas les bienvenus, tout simplement. Etonnant, cela ne nous est jamais arrivé. Des moins sympas que d’autres oui, mais ne pas être servis, jamais. On réalise pendant quelques minutes l’effet que produit ce genre d’attitude raciste, car c’est bien cela dont il doit s’agir. On est les cons de blancs et on n’a rien à faire là. Devant notre air navré, un autre client se lève et discute deux minutes un peu vivement avec la serveuse, tout le monde regarde, on se sent très à l’aise. On le remercie d’un signe de tête. Finalement, au moment où on se décide à partir, elle accepte de nous servir et on mange fissa notre bol de nouilles. Même Arno avale tout (et trouve carrément la soupe très bonne), le pauvre il est limite d’une crise d’hypoglycémie ! Autant dire qu’on paie et qu’on s’en va discrètement.

La grenouille dans la salle de bain (et ses charmants amis)

Arrivés à Bali, on s’extasie devant notre petite villa paradisiaque. Rez-de-chaussée à l’air libre, deux chambres à l’étage, tout le confort, jardin et jacuzzi. Waouh, ça nous change des guesthouses habituelles, on se sent presque bizarre. Chacun installe ses petites affaires et on saute sous la douche. Les garçons y vont les premiers, on les entend hurler de surprise. Il y a quatre grenouilles dans la salle de bain qui sautillent dans la douche. On rigole, elles sont plutôt sympas. Ce qui me surprend par contre c’est qu’il y en a une qui me regarde et qui reste proche de moi sans bouger, en me fixant, pendant que je me lave. Un prince charmant ? Je suis limite gênée.

Le lendemain, on découvre qu’un de nos cakes à la banane a été croqué alors qu’il était emballé. Y a des bêtes ? Les proprios nous informent gentiment pendant l’apéro que c’est mieux de planquer nos poubelles et la nourriture pendant la nuit, car il y a des rats, des serpents et des varans la nuit qui se promènent. Normal, on est à côté d’une rizière. Dire que je voulais dormir à la belle étoile, que nenni, on s’enferme bien gentiment dans notre chambre, sous la moustiquaire. Et pas de pipi nocturne !

La virée d’enfer en mob’

Le sud de Bali est une espèce de patchwork de villas et de petites villes qui s’étalent. D’où on est, à Kerobokan, il faut un moyen de locomotion pour se rendre au marché, à la plage, au resto. On se décide pour une location de mobylettes. Comme on a déjà roulé au Vietnam et au Cambodge, je ne suis inquiète que d’une chose, la conduite à gauche. Ça me stresse, car je ne me suis pas habituée, malgré l’Australie. Je demande à Yves de passer devant et de m’attendre, je vais faire le canard qui suit maman canard.

Au début, le premier jour, il roule tranquille, il m’attend, puis le lendemain on part explorer les environs et là ça devient sportif ! Il y a des moments où je le vois plus ! Help ! Petites routes, croisements, klaxons, virages bien serrés au bout desquels peut surgir n’importe quoi, et le pire, les carrefours sans feu où il faut se jeter dans la mêlée. Avec Timo (derrière moi, en passager) on a une technique, on se colle aux autres mobylettes et on y va comme eux. J’assure, on ne prend pas trop de risque, mais je transpire quand même un peu sous les bras. Par contre, quelle liberté ! J’adore ! Je me sens comme Seccotine dans Spirou et Fantasio ! Une question demeure, est-ce que super Mom voudra se laisser conduire en mob’ ? Ici, on peut facilement être trois sur une mobylette, donc on pourrait mettre Mom avec moi et Yves prendrait les deux enfants… Affaire à suivre. Au pire, on peut toujours commander un taxi, mais ça fait moins local.

La marchande pot de colle

Aujourd’hui je tente de traîner mes loulous à Denpasar, mais les garçons ont envie de rester à la villa. Ils se sont fait des copains et préfèrent jouer que visiter la capitale. Je pars donc seule, dans l’idée de me faire le marché central, le Pasar Bandung, et le centre ville. Dès que je m’approche, une femme vient à ma rencontre. « Hello, how are you, where do you comme from, please come to visit my shop, nice spicies ! ». Je lui fais un grand sourire, la remercie et lui explique que je vais d’abord un peu me balader. Elle décide de me suivre, et à chaque fois que je regarde plus d’une seconde quelque chose, elle me demande, « you want this ? Good price, cheap price ! ». Et le prend dans ses mains pour me le vendre. Une fois, dix fois, je refuse gentiment, puis un peu plus fermement. Rien à faire. Je décide de l’ignorer, comme c’est expliqué dans le Lonely, mais je trouve ça désagréable, pour elle comme pour moi, je n’ai jamais eu besoin d’avoir ce genre d’attitude avant Bali.

On a déjà eu ce type de harcèlement chiant à la plage de Kuta il y a deux jours et on a fui. Je décide d’en faire autant, tant pis pour les photos, les épices, les gentilles vendeuses de fruit. Elle me gonfle sérieusement, je tente ma chance dans le marché d’en face. Même scénario avec deux nouvelles femmes, cette fois-ci je fais ma sauvage, je ne discute même pas. Je sais que c’est le jeu, mais c’est un jeu que je n’ai jamais aimé. Un peu, c’est normal, mais quand on explique que « ça va bien, on peut regarder une robe sans l’acheter dans les 3 secondes » et que la miss s’énerve à moitié et insiste vraiment trop lourdement, merci bien, je m’en vais.

Je pars au hasard des ruelles, loin des marchés et là je retrouve une atmosphère coutumière, des gens souriants, agréables, le plaisir de discuter, une négociation de base sympa pour l’achat d’une lampe de poche (j’ai égaré ma lampe frontale) et le plaisir de manger sans être embêtée. J’en déduis qu’il faut impérativement éviter tout endroit susceptible de contenir des touristes ou alors faire semblant de parler, euh, suisse allemand peut-être ?

Et aussi, bien sûr, les fleurs, les brochettes de satay, les offrandes, les rizières, le sourire des enfants, les oiseaux...

Suite aux prochains épisodes

jeudi 9 juin 2011

Photos: notre maison à Bali sur les hauts de Seminyak

Après avoir voyagé de Cairns à Brisbane, puis Brisbane Singapour et enfin Singapour Denpasar, nous voici installés quelques jours dans une petite villa, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. L'endroit est super joli, calme et on s'y sent d'emblée bien accueilli. On se régale avec plaisir de la nourriture locale, brochettes de satay, mangues juteuses, les soupes de légumes, curry.

Mom arrive dimanche, en attendant, on visite les environs en mobylette (sportif la conduite!). Premières impressions: un drôle de mélange, entre tradition et surdéveloppement touristique. On s'est lancés hier à l'assaut de Kuta et on a fui après 40 minutes ! Pas pour nous, trop de monde, trop de sollicitations, même si la plage a l'air parfaite pour les surfeurs.

Aujourd'hui on va visiter l'autre côté et on verra bien ! Voici quelques images de notre logement et de notre petite routine. A bientôt !

samedi 4 juin 2011

Photos: Tjapukai (écoparc aborigène) et vie de camping luxe

Après avoir sillonné les routes de Sydney à Brisbane, on s'est envolés pour 10 jours dans le Nord, au chaud, à Cairns. Soleil, vie de camping à la sauce 5 étoiles, mer, barrière de corail, lancer de boomerangs, les enfants ne voulaient plus repartir. Ils se sont éclatés et on en a bien profité aussi. Arno voulait même rester "toute la vie" ici.

Ces quelques jours ont été de véritables vacances pour les enfants dans le voyage, car si nous aimons l'aventure et la découverte, les loulous aspirent à jouer avant tout et les conditions étaient parfaites pour eux. J'ai même du prendre la voiture en photo ! De véritables Bidochons épanouis :-))

La partie Australie se termine donc dans la joie et la bonne humeur (malgré un budget en ruine), avant de nouvelles aventures en Indonésie, dernière partie de notre trip. Argh ! Bons plans sur Bali, Lombok et Java bienvenus par email yvsotiar@gmail.com ou dans les commentaires ci-dessous. Merci et à bientôt !

Photos: on refait les sacs...

Le voyage, c'est un tout: des paysages fantastiques, des rencontres merveilleuses, des aventures et aussi, bêtement des sacs à dos, à faire et refaire et porter :-). Quelques images pour le souvenir.

Sinon, question news, on est à 3 jours de notre arrivée à Bali et on se réjouit comme des fous de découvrir, encore une fois, une destination de rêve... A très bientôt pour de nouvelles photos et impressions !

mercredi 1 juin 2011

Photos: Cairns, une journée pour découvrir la barrière de corail

Magnifique journée de découvertes, ça fait du bien d'être sur l'eau, dans l'eau. On a vu de beaux poissons, des coraux de toutes les couleurs...

dimanche 29 mai 2011

Photos: Brisbane, 20 painted traffic light boxes!

Comment motiver des enfants à se balader en ville pendant des heures? Leur demander de vous dénicher quelques unes des 900 boîtes électriques de signalisation routière peintes dans la ville. En voici 20, quasi toutes trouvées par Arno, notre champion du coup d'oeil. On les a prises en photo telles quelles, parfois depuis le trottoir d'en face, tout en marchant. Pour les passionnés, le projet light boxes est sur le site urbansmartprojects.com :-))

dimanche 22 mai 2011

J-50, avant le retour ! Itinéraire et quelques nouvelles

Je me souviens encore très bien du moment "J- 50" avant le départ. Il fallait penser aux derniers papiers administratifs, acheter notre matériel de voyage et surtout se préparer mentalement à partir en laissant derrière soi nos proches, nos habitudes et nos boulots. Concrètement j'étais en plein examen, on a finalement fait nos sacs une semaine avant de partir et le départ fut carrément chaud puisqu'on a failli rater l'avion pour Montréal ! Heureusement qu'entre deux, il y a eu Paléo et un grand pique-nique sur la plage pour dire au revoir à nos amis et familles. Et aujourd'hui, nous sommes à 50 jours du retour - que le temps passe vite ! -. Voici ce qui nous attend au programme:

Australie
Cela fait déjà plus de trois semaines qu'on est dans ce pays magnifique. Partis de Sydney, on a remonté la fameuse côte est en camping-car après une escapade dans les Blue Montains. Aujourd'hui on visite Brisbane. Dans deux jours, on s'envole pour Cairns, afin de profiter de dix jours de beau, le long de la barrière de corail. Plongée, snorkling, plage et quelques virées dans les environs, on ne devrait pas être malheureux. L'idée est de louer une petite cabine dans un camping, histoire que les enfants puissent jouer librement un maximum dehors - tous les parents me comprendront j'en suis sûre-.

Bali, Lombok et Java
Le 6 juin, on s'envole pour Bali, après une escale par Singapour. A l'époque, nous avions réservé les grandes lignes de vol afin de bénéficier de tarifs avantageux. Cela nous oblige aujourd'hui à être à certains endroits à dates fixes. Discutable sur le plan écologique - merci notre consommation de carbone - ce n'est pratiquement pas très grave, il suffit de prendre un  vol low-cost pour combler les distances. A Bali, Yves nous a réservé une petite villa dans les hauteurs de Dempasar. On y restera deux semaines, pour découvrir l'île et Lombok, ainsi que les îles Guili. Au programme, volcans, plages, street bouffe et petits treks dans les terres. Super Mom nous rejoints et nous a concoctés la suite de l'itinéraire sur Java, en privilégiant les parcs nationaux et les sites de l'Unesco. On se réjouit de la retrouver !

Retour
On quittera ce petit paradis au dernier moment pour s'envoler sur Singapour, notre lieu de départ pour le grand retour prévu le 12 juillet, arrivée le 13 après quelques heures de vol :-).

Voilà, vous savez tout ou presque. Dans les autres nouvelles de la famille, Arno commencera à la rentrée en première primaire au centre ville et fréquentera les classes tartines, pour sa plus grande joie. Nous avons privilégié un retour en douceur et choisi de ne pas le stresser. Il recommencera un nouveau cycle entier et sera plus à l'aise ainsi. Pour Timo, c'est l'inverse, on va mettre les bouchées doubles pour ses examens, afin de valider sa 7VSB et intégrer sa 8ème, en sachant que le programme est dense et que malgré ses efforts (et les nôtres!) on n'est pas trop sûrs que ça va le faire, comme on dit. J'écrirai prochainement sur la réalité de ce qu'implique "faire l'école à ses enfants" pendant une année...

De notre côté, tout va bien, on profite à fond de notre liberté quotidienne, car le maître mot est là. On est libres. De nos horaires, de nos journées, de faire ce que l'on veut - et perso, j'adore ça! - . Parallèlement, sans se focaliser non plus, on pense retour professionnel: recherche de travail pour moi comme responsable de site Internet, ou responsable communication (mon CV est là), l'idée étant de privilégier ma carrière après ces grands vacances et Yves prépare son grand retour professionnel dans le domaine du coaching sportif. Avis aux amateurs  et amatrices, ses programmes sportifs sont d'enfer !
Sur ce, on vous embrasse bien fort et à bientôt pour quelques photos et récits de voyage comme d'habitude. Voici d'ailleurs quelques images de notre visite au musée et bush aborigène Minjungbal de Tweed Heads, sur la Gold Coast.