Au départ on était prêts. Genre super prêts. Sacs bouclés, habits pliés prêts à être enfilés, chat en pension, appart poutzé, poubelles sorties, même le PET était fait, bref la totale.
Et puis le matin, et bien ...
J'avais oublié de sortir une ceinture pour les pantalons de mes fils (qui ont des tailles de guêpe, eux). Obligée de nouer le flutal de Timo avec une ceinture découpée (!) en tissu de ma nouvelle robe encore jamais mise... Et de plonger dans le sac de linge sale pour ressortir un short pour Arno (qui avait commencé à pleurer qu'il ne mettrait jamais ce pantalon trop grand).
Ensuite, on s'est retrouvés coincés dans les embouteillages (ma belle-mère ayant très gentiment proposé de nous accompagner à l'aéroport,on avait dit oui)... Au terminal on s'est trompés de compagnie d'enregistrement et on a du faire la queue deux fois. Le genre de truc qui met Yves de bonne humeur. Comme on n'était pas en avance je n'ai pas pu me boire un petit café tranquillou... Puis la compagnie Air Canada n'a pas voulu reconnaître nos places enregistrées par Swiss si bien qu'on a du négocier des plombes pour être chacun au moins avec un enfant. C'est à ce moment-là, que dans un élan maternel immense j'ai pris Arno avec moi pour 8 heures de vol...
Tout ça m'a fait méchamment transpirer sous les bras.
Arrivés à l'aéroport de Montréal, Timo a perdu sa pochette avec son argent, ses copies de papier d'identité et ses gouttes pour dormir... Au même moment, Arno a eu très besoin de faire caca. On n'avait même pas encore passé la douane. 2 heures et 5 guichets plus tard on a déclaré forfait avant de prendre la navette pour le centre ville en direction de la gare routière, avant de monter dans le bus suivant pour se rendre à notre auberge de jeunesse. Sales et fatigués, on s'est fait harceler par un chinois du nom de Kin Kong pour toute une série de photos qu'il voulait faire de nous. C'était plutôt décalés et drôle :-)
A ce moment là, j'étais encore très fière de mon itinéraire Google dont je m'étais largement vantée auprès de chéri, qui me regardait avec les yeux de l'amour. Sauf que j'ai dû me planter quelque part car on n'est pas du tout arrivés où il fallait avec le bus. On était bêtement un peu perdus. Après toutes ces heures de voyage, c'était pas cool. J'ai voulu prendre un taxi mais chéri a dit non (faut économiser paraît-il). Il n'était plus du tout du tout dans de bonnes dispositions amoureuses....
Quand on est arrivés (enfin) à destination, Yves a réalisé qu'une auberge de jeunesse, et bien c'est plein de jeunes (!) et que le côté alternatif du nom de l'endroit évoquait autre chose qu'un vague concept bobo. Il a pris son air tendu et je me suis farci l'installation des deux loulous plus la mienne pendant qu'il réfléchissait à l'endroit où il allait poser sa brosse à dents. J'ai bien senti la répartition des rôles Tarzan et Jane sur ce coup-là. Surtout que les enfants étaient nazes et donc chiants bien sûr.
Ensuite on a découvert que le quartier vieille ville de Montréal voulait dire restos très chers, mais vu la fatigue on n'a pas chipoté. Arno s'est endormi à table, le pauvre, avant l'arrivée de ses pâtes et il a fallu le porter...
On s'est gentiment couchés dans notre dortoir à 6 (vous explique pas la tronche des pt'its mecs quand ils ont capté qu'on devait PARTAGER notre espace vital avec des inconnus!!). Et le lendemain matin, à 4 heures, Arno n'avait plus du tout sommeil. Il a fallu l'occuper silencieusement pendant 2 heures avant de sortir à 6 heures du mat' dehors pour éviter que nos deux colocataires nous massacrent. Sans prendre une douche ni un café, hop dehors! J'adore.
Notre premier jour s'est relativement bien passé, on a décidé d'aller à la piscine municipale, histoire que les enfants se défoulent, après avoir flâné en ville. J'ai pu mettre mon linge à la sortie du grand bassin, là où plein de beaux mâles musclés sortent de l'eau. Et il y en avait plein je vous jure, beaucoup plus qu'à Nyon. Genre bûcherons. (Chéri, ce rabat-joie, m'a sournoisement rappelé que Montréal est une ville très gay... qu'est-ce qu'on s'en fout, c'est juste pour regarder!)
Les enfants ont râlé: interdit de courir, de plonger, de jouer avec une bouée, de prendre des photos, de fumer, d'utiliser les plongeoirs... Que du bonheur. Yves s'est fâché quand les enfants se sont plaints, ces petits ingrats... Affamés, on s'est jetés dans un souterrain pour trouver un casse-croûte à prix correct. C'est là que les canadiens vont prendre leur lunch paraît-il. L'alarme incendie s'est déclarée au moment où on s'installait à table et on a du sortir en vitesse avec nos plateaux manger en pleine canicule...Les enfants se sont disputés genre 10 x par heure pour des conneries... J'ai dû les attraper en pleine rue pour qu'il se calment et je me suis demandé si les canadiens étaient aussi cinglés que les américains point de vue plainte pour mauvais traitements. Pas trop envie d'aller en taule parce que je hurle sur mes enfants en les secouant par le bras au milieu de la rue...
...
Aujourd'hui était plus calme. Balade, musée, course au supermarché, souper à l'auberge de jeunesse... Bien sûr, Timo fait son ado et râle beaucoup, et Arno déteste tout ce qu'on mange, mais il semble bien s'adapter (il demande seulement 2 x par jour quand est-ce qu'on rentre). Yves a très chaud et trouve cette auberge vraiment trop alternative, mais il a pu faire son sport ce qui a libéré suffisamment de sérotonine pour qu'il joue ensuite aux cartes avec les enfants pendant que je me bats avec mon chargeur PC qui a trois branches non compatibles avec l'adaptateur de voyage!
On va finir par trouver notre rythme... ;-)
Photos, états d'âmes, infos et souvenirs d'une famille suisse partie pour un tour du monde. Destinations: Québec, Californie, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Australie, Indonésie, Malaisie. Juillet 2010- juillet 2011.
jeudi 29 juillet 2010
mercredi 28 juillet 2010
dimanche 25 juillet 2010
J'ai mis dans ma valise...
Bizarrement j'avais oublié d'acheter de nouvelles brosses à dent et une crème hydratante. Va falloir prendre les vieilles et finir un vieux tube pour ne pas avoir une peau de crocodile... Aucune importance. Les sacs sont bouclés, l'appart est nickel, on va s'envoler demain à 12h15 et c'est super excitant comme histoire.
On s'est un peu engueulés mais pas tant que ça.
J'ai pleuré mais je me sens bien.
J'ai un super nouvel objectif pour faire de belles photos et ça me rend vraiment heureuse.
J'ai envie d'écrire des cartes postales.
J'ai les adresses dans mon petit carnet, avec des mots doux de mes copines.
J'ai eu la place de glisser une robe à pois et une de ces horribles jaquettes (on dit cardigan maintenant :-) qui pendouille un peu que j'aime tant.
On est heureux en fait.
Les enfants sont un poil chiants et se foutent dessus mais on a envie de croire qu'avec le voyage ils vont se calmer. C'est beau l'amour, et tellement naïf.
Je me sens toute chose...
Je je je ... et mes 3 hommes alors? Et bien, leurs sacs sont ficelés, les enfants ont glissés leurs affaires perso dans leur sac et juste là maintenant, le petit ronfle, le grand n'arrive pas à dormir à cause du concert d'Indochine (Paléooooooooo, zont un abonnemnt ceux-là ou bien?) qu'on entend bien de chez nous et mon mec se demande pourquoi je ne viens pas me coucher avec lui dans NOTRE grand lit...
Et c'est l'heure d'aller ranger les passeports et vérifier pour la 10 ème fois qu'on a bien les billets d'avion et la carte visa!
Bonne nuit ;-)
On s'est un peu engueulés mais pas tant que ça.
J'ai pleuré mais je me sens bien.
J'ai un super nouvel objectif pour faire de belles photos et ça me rend vraiment heureuse.
J'ai envie d'écrire des cartes postales.
J'ai les adresses dans mon petit carnet, avec des mots doux de mes copines.
J'ai eu la place de glisser une robe à pois et une de ces horribles jaquettes (on dit cardigan maintenant :-) qui pendouille un peu que j'aime tant.
On est heureux en fait.
Les enfants sont un poil chiants et se foutent dessus mais on a envie de croire qu'avec le voyage ils vont se calmer. C'est beau l'amour, et tellement naïf.
Je me sens toute chose...
Je je je ... et mes 3 hommes alors? Et bien, leurs sacs sont ficelés, les enfants ont glissés leurs affaires perso dans leur sac et juste là maintenant, le petit ronfle, le grand n'arrive pas à dormir à cause du concert d'Indochine (Paléooooooooo, zont un abonnemnt ceux-là ou bien?) qu'on entend bien de chez nous et mon mec se demande pourquoi je ne viens pas me coucher avec lui dans NOTRE grand lit...
Et c'est l'heure d'aller ranger les passeports et vérifier pour la 10 ème fois qu'on a bien les billets d'avion et la carte visa!
Bonne nuit ;-)
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