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mardi 15 février 2011

Cambodge : top 10 de nos activités et pétages de plombs

Petite rétrospective de notre mois au Cambodge.
Allez, on commence par le meilleur…

Le top 10 de nos activités
  • La pagode d’argent de Phnom Penh (et les bons moments avec Emilie au Mini Banana)
  • Les crabes de Kep
  • Les grottes de la région de Kampot et de Kompong Trach
  • La visite de l’école de français de Kep
  • L’aquaparc de Phnom Penh
  • Les temples d’Angkor
  • Les singes de la montagne sacrée de Santuk 
  • La visite du village grâce à l’ONG Amica
  • Les dauphins Irrawaddy du Mekong
  • Et bien sûr, la visite surprise de Fred :-), mon petit frère adoré et super tonton
Pour retrouver nos messages sur le Cambodge  et toutes les photos !

  Le top 5 du pire

  • Les mygales et les puces de Kep
  • Les deux nuits à Stung Treng dans des chambres sans fenêtres, sans clim’, étouffantes
  • La chaleur qui fait dégouliner dès le matin
  • La musique à fond dans les bus (une heure ça va, mais 5 ou 6, ça tape un peu sur le système)
  • Et nos crises existentielles, les pires depuis le début du voyage, chacun y a mis du sien, à tour de rôle...
Est-ce parce qu’on a atteint la moitié du voyage ? Chacun de nous a vécu un vrai passage à vide pendant ce mois au Cambodge. Le voyage, c’est merveilleux, une aventure extraordinaire et on en profite vraiment à fond. On est tous conscients d'avoir beaucoup de chance de vivre cette aventure. Simplement, il y a parfois des sentiments, des situations ou des faits qui font que ce n’est pas toujours tout rose. Introspection…

Conflit de loyauté
Timo a donné le ton le premier, au retour de chez son père. Après plus de deux semaines en Suisse, il est rentré malade, à cran et malheureux. Non pas à cause de son père avec qui le séjour s’est bien passé, mais il n’a pas supporté la séparation. On a essuyé des larmes et tenté de consoler un immense chagrin qui a duré cinq jours. J’en ai un peu pris plein la gueule au passage, merci l’adolescence… En même temps, je ne peux pas le blâmer, c’est dur pour lui d’être loin de son père.
Intense cogitation et idées noires
Je ne vais pas rentrer dans les détails car il est impossible d’expliquer en quelques mots l’état d’esprit d’Yves en lutte avec la maladie de Parkinson. Disons simplement qu’il en souffre plus à certains moments qu’à d’autres et que cela le rend alors triste, fatigué et nerveux. Dans ces moments-là, il faut que j’assure à fond pour que tout roule, tant au niveau des enfants que du voyage. Après une nuit de discussions intenses, le moral est bien remonté et depuis chéri est de nouveau là, avec nous…

Crise existentielle de mère indigne (la troisième depuis le début du voyage... eh oui...)
Je ne voulais d’abord pas l’aborder ici (la honte, la culpabilité, le remords me nouent le bide), mais nous avons décidé de jouer franc jeu sur ce blog afin de conserver une trace relativement sincère de notre périple, avec ses bons et ses moins bons côtés. Cela fait maintenant trois mois que l’on est en Asie. Ici, certains enfants ne peuvent pas aller à l’école faute de moyens. Les campagnes sont pauvres, la misère est souvent palpable et cela me touche. Parallèlement, Timo et Arno se conduisent parfois comme deux enfants gâtés et pourris et j’ai du mal à l’accepter (pourtant on les a élevés comme ça visiblement). Pas en continu bien sûr, et si je veux être juste, ils s’en sortent même bien la plupart du temps. Mais là, je ne sais pas pourquoi, ils m’avaient sérieusement gonflée avec leurs petits soucis « à deux balles ». Essentiellement des chamailleries liées au partage. Je les ai prévenus, une fois, deux fois, vingt fois. Expliqué ce que j’attends d’eux (le minimum de base), mais non, ils ont continué. Râleries, soupirs, chamailleries, plaintes en tout genre. Un soir, je leur dis : « Maintenant ça suffit. Il est 18h, je vous demande une heure de calme, vous jouez gentiment aux Lego et ensuite on va manger dehors. Si je vous entends encore une seule fois vous chamailler, je vire l’intégralité de vos jouets et je les donne aux enfants pauvres, c’est clair ? ». « Oui maman ». Dix minutes plus tard, ça hurle. Je passe la tête et fais de gros yeux. Une minute plus tard, rebelotte. Argh, mon sang ne fait qu’un tour, je rentre comme une furie avec un sac et je prends tous les jouets de la chambre- à l’exception de leurs doudous, crayons et DS-. Ils pleurent, supplient, jurent qu’ils vont être plus gentils. Mais non, c’est trop tard. C’est fini, je sens qu’il faut que je marque le coup brutalement. Je laisse passer la crise, puis je leur explique que si pendant un mois ils se conduisent mieux (je donne à chacun trois objectifs écrits très clairs), je leur rachète avec plaisir des Lego, sinon tant pis pour eux. Du chantage ! Pas terrible je sais, mais j’ai besoin de leur donner une échéance et je veux qu’ils sachent que les choses peuvent s’arranger s’ils y mettent du leur. Le soir même on a tout donné aux enfants des rues. Un vrai drame. Depuis, Timo se comporte mieux et Arno fait des efforts, même s’il râle encore souvent. Ils ont investi les batailles de coussin, les parties de UNO et font plein de dessins. Néanmoins je regrette mon geste car leurs jouets représentaient « leur petite maison » à eux et depuis il y a un manque, surtout pour Arno. Il paraît qu'il ne faut pas culpabiliser car sinon c'est deux fois bête. La première fois en perdant le contrôle et la deuxième en regrettant... Mouaip, facile à dire...

Déprime du petit

Le style « écotourisme solidaire » rend nerveux le petit. Ce petit a besoin d’un peu de confort Il suffit parfois d’un bon repas à l’européenne et d’une TV équipée de Cartoon pour que son sourire revienne. Il m’inquiète un peu, notre périple baroudeur au Cambodge le laisse fatigué et tendu. Son niveau d’agressivité monte et il refuse parfois de manger. Je fais du mieux que je peux pour lui remonter le moral. Il s’ennuie. L’épisode « maman jette tous les jouets » l’a traumatisé. Je décide de passer d’autres moments sympas avec lui, on invente des histoires avec un mouchoir « Bob le fantôme » et on saute sur les lits. On décide alors de privilégier des destinations un peu plus « fun » pour le Laos et de manger autre chose que de la nourriture asiatique qu’il n’aime toujours pas (après trois mois… soupirs…) . Objectif atteint : depuis notre arrivée au Laos, à Pakse, il joue dehors et dévore tout ce qui lui tombe sous la main.

Ouf, ça fait du bien…. Et l’ambiance est revenue globalement au calme depuis quelques jours, pour notre plus grand bonheur. Les enfants seront récompensés par une petite surprise à Vientiane, avant notre arrivée sur Chiang Maï où j’espère leur retrouver des Lego.



Arno, Sophie, Timo et Yves, autoportrait à Kep

Allez, vive la vie de famille, vive le voyage... Entre nous des soucis on en avait aussi avant de partir, ils ne sont juste pas envolés :-), suite au prochain épisode, bises et merci d'être là, sur ce blog, sur Facebook, par mail ou What's up, sur Skype... La magie du net!

lundi 14 février 2011

Photos: ONG Amica et pont de bambou de Kompong Cham

De Siem Reap au Laos, on ze road !

« On va remonter le nord du Cambodge jusqu’au Laos, en passant par des petites destinations, tu verras ce sera l’aventure ! »

Chéri, toujours conciliant de prime abord, me fait confiance… Pendant quelques jours on se la joue baroudeurs. La route, la surprise de découvrir des lieux peu fréquentés par les touristes, le plaisir de voir de nouvelles choses, aller à la rencontre des gens, l’authentique, dénicher des endroits où déguster une spécialité locale. A nous aussi les heures d’attente bien chaudes aux arrêts de bus, la clim défectueuse ou inexistante (il fait très chaud) et la musique sirupeuse à fond, les bosses de la route, les brusques écarts dus aux vaches qui traversent, impassibles, les sièges inconfortables. A nous les petites guesthouse parfois sans fenêtre, sans clim’, le riz frit, les petits déj’ à base de baguette souvent sèche ou de soupe de riz, mais aussi et surtout les lieux riches d’histoire, les petits villages et les rencontres merveilleuses.

Première étape Kompong Thom. Même les locaux sont surpris qu’on y fasse halte. On prend le seul tuk tuk de la ville pour rejoindre une petite guesthouse, simple et propre. Le petit déj’ se prend en face, soupe de nouille et café. Un paquet de LU de réserve sauve les enfants. La ville est petite, on trouve un petit resto correct pour le soir, le Bayon et on se balade. On croise au marché local deux cyclistes européens qui nous demandent avec insistance si on connaît un « night club » dans le coin. Euh, pas à notre connaissance, mais il y a des super chauve souris géantes juste là-derrière, proches du fleuve et des magnifiques temples plus loin sur la route… S’en foutent, veulent des filles… Timo en rit encore !

Le lendemain on escalade les 870 marches de la montagne sacrée, en distribuant notre monnaie locale aux nombreux mendiants assis le long des escaliers. En haut une colonie de petits singes se bagarrent pour nos fruits secs et nos bananes, pour la plus grande joie des enfants. La montée vaut le détour, les temples sont beaux et l’atmosphère respire la sérénité. Au retour on s’arrête au village des sculpteurs de pierre, mais on tombe mal, c’est la pause déjeuner et visiblement les seuls villageois disponibles n’ont pas très envie de causer, ils nous tournent le dos lorsqu’on tente une approche conviviale. On repart un peu déçus car on voulait montrer aux enfants ce magnifique métier. Tant pis. Pas si facile de se balader sans guide dans ces régions.

Après une nuit de sommeil, on continue notre route sur Kompong Cham, en comptant notre argent. Cela fait six jours qu’on vit sur notre réserve car ici on paie comptant. Et les rares bancomat trouvés en chemin sont vides depuis qu’on a quittés la capitale. Timo nous passe son argent de poche pour paye le bus et on décide qu’Yves fera peut-être un aller retour sur Phnom Penh si on ne trouve pas une solution à Kompong Cham. Dieu merci, on peut enfin retirer des sous. On en prend assez, surtout en prévision du Laos. On en planque partout sur nous, merci les pantalons de voyage bourrés de poches secrètes ingénieuses et tant pis pour le look et les plis.

Pour notre plus grand plaisir notre hôtel est à côté du restaurant associatif Smile, réputé pour ses bons petits plats. Les jeunes gens (orphelins et atteints du HIV) qui nous servent sont en programme de formation dans la restauration. L’accueil est parfait, le service aussi et la nourriture délicieuse. On en profite ! Les enfants ont aussi le plaisir de jouer avec un petit français rencontré sur place. Dans ces moments, je réalise combien leurs amis leur manquent. Ce n’est pas toujours évident de jouer avec d’autres enfants. Timo est grand, les gens d’ici pensent qu’il a 15 ou 16 ans alors ses contacts se résument en douces œillades de jeunes filles qui gloussent quand elles le voient… et Arno est tellement timide que ses contacts sont rares.

A Kompong Cham on se rend à l’ONG Amica où on passe un bon moment à découvrir la vie villageoise en compagnie de l’instituteur. (Les photos sont ici). Cueillette des champignons, récolte du riz, école, tissage, on découvre des tas de facettes de la vie quotidienne locale et les habitants nous accueillent très gentiment. A la sortie du village on achète deux kramas tissés au village (les foulards typiques à carreaux, symboles de l’identité khmère) et deux ou trois babioles pour soutenir l’ONG.

On repart en bus (encore !) sur Kratié pour une nuit. Arno commence à rouspéter sérieusement « maman, quand c’est qu’on reste plusieurs jours, j’en ai marre de tout le temps bouger… » « Pas tout de suite mon loulou, on va remonter jusqu’à la frontière et ensuite remonter tout le Laos ». Larmes du petit. Aïe, difficile de concilier les besoins d'Arno en terme de stabilité avec la vie d’aventures. Je cogite pour imaginer une solution. Nous faisons le projet de louer en mars un appartement lorsqu’on sera à Chiang Maï en Thaïlande. Mais Arno trouve le temps long jusqu’en mars. Pauvre loulou… Je tente une diversion avec une excursion pour aller voir les dauphins Irrawaddy sur le Mekong. Heureusement, c’est la bonne saison pour les observer et  on en voit passer quelques uns au large de notre barque (photos ici). Une équipe de moines est en visite sur place et on parle un moment ensemble avant de s’adonner à quelques poses photos. Je suis toujours subjuguée par la douceur et l’éclat de leur regard, quel que soit leur âge. Ici il est courant de devenir moine quelques années puis de réintégrer la vie courante. Certains jeunes font ce choix pour pouvoir étudier et pour l’honneur de la famille, facilitant ainsi leur réincarnation grâce à leurs bonnes actions. Tous semblent avoir une foi profonde. Le retour sur la ville se fait à la tombée de la nuit, à travers une campagne nettement plus riche que celle qu’on a traversée ces derniers jours, sèche est aride. L’avantage des paysans qui vivent au bord du fleuve c’est qu’ils bénéficient de récoltes de maïs et de légumes en complément du riz.

On s’arrête au pont de bambou de Kompong Cham et Timo me demande de le traverser à pied avec lui « pour le fun ». Il bouge sous nos pas et les mobylettes nous frôlent mais c’est un beau moment. Chaque année ils le reconstruisent. Puis on se boit un bon jus à base de branche de palme sur la jetée avant de rentrer. (Quelques photos ici)

Après une nuit où je suis malade (la nourriture, la chaleur ?) on repart sur les routes pour Stung Treng. Il nous faut organiser le passage pour la frontière et décider de notre périple au Laos. Après avoir échangé avec quelques touristes on décide de ne pas aller aux quatre mille îles, les baignades dans le Mekong ne sont pas recommandées et nous avons pu voir les dauphins à Kratié. On ira donc directement sur Paksé depuis Stung Treng. En fin de journée, je m’éclipse pour aller visiter les ateliers de fabrication de soie du Mekong Blue, association pour les femmes en difficulté. Je découvre tout le processus de fabrication et craque pour deux jolis foulards, en me disant que c’est pour la bonne cause…

Direction le Laos. Le bus est en retard, mais ça on commence à avoir l’habitude. Yves stresse un peu, mais le bus finit toujours par arriver. Après 56 kilomètres de paysages plats, désertiques et de zones incendiées, on arrive à la frontière. Le bus s’arrête et on attend bien gentiment en papotant. En réalité nos sacs sont sortis du bus sans qu’on le remarque et, après un bon moment, un mec débarque pour nous le faire remarquer. A coup de signes il nous fait comprendre que le passage se fait à pied. Et notre bus ? Pas de réponse… Les douaniers plaisantent, nous demande deux dollars par adulte et on traverse à pied jusqu’au poste du Laos où l’on remplit le document d’arrivée. Après un moment de paperasses et de queue, je demande à un gars du coin s’il sait où est le bus pour Paksé. Tout le monde embarque dans un bus qui va jusqu’à Don Det. Là, on est prié de descendre, sans explication. Il faut toujours se débrouiller pour comprendre ce qu’il se passe, où on est et à quelle heure part le prochain bus. Une heure après on prend le même bus duquel on a du sortir tous nos sacs (!) et c’est reparti. A l’arrivée est on fracassés, exténués et on sent franchement mauvais… Mais cela fait partie de l’aventure… L’hôtel à qui on a demandé une chambre est malheureusement complet. Il faut repartir, les sacs commencent à peser…Tout le monde râle et on a du mal à trouver deux chambres car les hôtels sont complets. On se rabat finalement sur un hôtel chinois un peu glauque, avec chambres vieillottes sans fenêtre (la hantise d’Yves) en étant soulagé d’avoir trouvé une autre solution pour les deux jours suivants. 

Le soir, le moral remonte après un bon massage pour tout le monde, y compris les enfants, et  un bon resto… On est au Laos !

Toutes les photos de nos périples et péripéties sont ici :-)

dimanche 6 février 2011

Photos: Siem Reap, temples de Preah Neak Pean, Preah Khan et Ta Prohm

Les temples d'Angkor: visites, prières, astuces et guide de survie

Siem Reap, temples de Preah Neak Pean, Preah Khan et Ta Prohm

Au XII ème siècle, si j’avais été malade, je me serais rendue à l’hôpital Preah Neak Pean, pour m’agenouiller en face de la gargouille « homme » d’où s’écoulait l’eau sacrée. La prière et la purification, rites effectués avec un sage guérisseur, m’auraient guéri. Yves se serait rendu à la gargouille « éléphant », Timo à celle du « cheval » et Arno m’aurait accompagnée à celle de l’homme. On se soignait ainsi, en fonction de son signe astrologique. Trois signes par lieu symbolique, selon une classification « terre », « eau », « feu » ou « air ». Par exemple, le signe astrologique du taureau (Arno et moi) est associé à la terre représentée par la statue de l’« homme ». Yves est du poisson, signe d’eau et c’est l’éléphant qui l’aurait guérit. Quant à Timo, de la balance, il est signe d’air et a comme animal guérisseur le cheval. Par principe, nous avons fait une prière auprès de l’éléphant, pour qu’Yves se sente mieux. On ne sait jamais, un esprit traîne peut-être encore dans les lieux…


D’ailleurs nous avons fait plusieurs prières avec Timo au cours des visites de temples, grâce aux nonnes âgées, chargées d’accueillir les visiteurs aux pieds de Bouddha bienveillants, entourés d’encens et d’offrandes. Nous en conservons deux bracelets de laines, bénis avec bienveillance… Il y a une telle spiritualité en ces lieux, que même les non bouddhistes que nous sommes se prennent à marmonner naturellement quelques prières à l’attention de nos amis et familles…

Après cette découverte d’un hôpital typique de cette période, nous avons visité le temple de Preah Khan, magnifique et un peu délabré et nous avons terminé cette deuxième journée dédiée aux temples à admirer le fameux temple de Ta Prohm, tout emmêlé d’arbres et de nature sauvage. Je poste les photos dans le prochain message.


Petits conseils pour visiter les temples d’Angkor
  • Découper la visite en 2 ou 3 jours et ne prévoir que deux destinations phare par jour. Les temples sont immenses et il fait très chaud en cette saison.
  • Choisir un guide qui parle français, formé par l’UNESCO. Ils font partie de l’association des guides d’Angkor. Pour une journée, le prix est de 30-35 $. Prendre contact à l’avance car ils sont très demandés. Réserver un tuk-tuk pour la journée (15 $ pour la journée)
  • Manger de préférence aux stands de restauration proches du temple de Bayon (nourriture Khmer goûteuse à prix correct)
  • Prévoir des billets de 1 $ pour les nombreux enfants qui vendent des babioles (bracelets, écharpes, statuettes), ce qui leur évite de mendier et les aide à financer leur scolarité. Lorsque vous en avez plein les bras, refuser poliment les suivants, sans s’énerver, même s’ils insistent lourdement :-)
  • Profiter de la fin de journée pour faire de jolies photos (les miennes sont hélas surexposées à cause de la luminosité très crue de l’après-midi)
  • Coup de cœur : le Bayon et ses environs

Trucs utiles pour y survivre en famille

Avec les enfants :
  • S’assurer qu’ils ont bu, fait pipi et mangé, les oindre de crème solaire, leur planter une casquette sur la tête et bien expliquer les objectifs de la journée
  • Leur demander de dénicher les Apsara, Makara, Garuda, Shiva, Vishnou et Naga lors des visites des temples et leur raconter quelques anecdotes à ce sujet issu de votre bien-aimé guide Lonely Planet
  • Jouer à Indiana Jones sur les vieux temples entremêlés de lianes
  • Escalader avec eux et explorer le temple de Bayon, en jouant aux super héros, cachés derrières les colonnes
  • Leur offrir un bon « lemon juice » bien frais entre deux visites
  • Et lorsque vous aurez épuisé votre stock de bonnes idées et qu’ils se mettront à soupirer et râler qu’il fait trop chaud (c’est vrai), que c’est long (effectivement ces temples sont immenses), qu’il y a trop de monde (on est tombés de jour du nouvel an chinois !) et que franchement ils en ont ras-le-bol de toutes ses danseuses collées sur les murs (il y a effectivement des milliers d’apsaras), les rassurer gentiment, leur rappeler que ce sont les plus beaux temples du monde…En fin de journée, il ne vous restera plus qu’à les ignorer avec classe et courtoisie jusqu’au retour à l’hôtel. Bonne chance :-).
    Un jour, ils regarderont les photos et seront heureux d'y être allés, si si je vous le promets. Entre nous, c'est surtout avec le petit que ça a été rude, à 12 ans, c'est plus facile...

Avec chéri
  • Si vous en avez épousé un qui, sans vous, n’aurait jamais mis les pieds de sa vie dans ce tas de ruines infectés de chinois armés de caméras et bien ignorez-le aussi, surtout quand il a très chaud et que vous êtes arrivés il y a seulement une demi-heure
  • Si, au contraire, c’est un intellectuel féru de culture, le suivre sans soupirer lorsqu’il débattra avec le guide des subtilités de la cohabitation indoue et bouddhiste des bas reliefs angkoriens…

Les temples d’Angkor sont magnifiques, incroyables, spirituels, grandioses et il faut y aller une fois dans sa vie si on le peut. Seule peut-être ?


Liens utiles

  • Notre hôtel sympa, pas cher, le Angkor Pearl Hotel, quoiqu’un poil excentré (prévoir un tuk-tuk pour aller manger dans la Pub Street le soir, car les rares restos environnants sont chers et pas bons)
  • L’association des guides
  • Des infos sur les temples
  • Un bon resto et hôtel caritatif, le Sala Baï, s’y prendre à l’avance pour réserver, nous n’avons pas pu y aller faute de place

mercredi 2 février 2011

Photos: Cambodge, les temples d'Angkor Wat et de Bayon

C'est beau, magique, époustouflant! Nous sommes vraiment émerveillés après cette première journée de visite...

Même s'il a fait très très chaud :-)

Citation du jour d'Yves: "Ouais, c'est un gros tas de cailloux en fait" (ah il sait comment me titiller ce garçon)
Citation d'Arno: "T'as vu y a un poulet rôti sur le mur" (c'était un démon en train de se battre contre Vishnou)

Jolie surprise pour les enfants, des petits singes le long de la route!
Mauvais plan: j'ai cassé mes sandales de marche en me tordant la cheville, je les mettais tous les jours depuis six mois, snif :-(

samedi 29 janvier 2011

Visiter Kep et guérir de l'arachnophobie :-)


Un brin de tourisme

Kep est une petite ville du Sud du Cambodge accessible par bus depuis Pnomh Penh en quatre heures environ. Réputée pour son calme, sa plage et ses fameux crabes délicieux accompagnés d'une sauce poivre et citron, la ville compte de jolis resorts perchés sur les collines avec vue sur la mer et piscines agréables. Parfaite pour se délasser et visiter les environs, Kep permet de passer quelques jours sympas et relaxants. Nous y avons séjourné deux semaines, peut-être que cinq jours auraient suffi. La ville est calme, allongée et réserve un mélange de très beaux endroits et de ruines. De nombreuses maisons sont complètement détruites et abandonnées ce qui crée une impression de ville fantôme. Ces bâtiments ont été détruits pendant le régime de Polpot et aujourd'hui, petit à petit, la ville se reconstruit.

Nous avons exploré les environs et nous recommandons de visiter les grottes de Phom Chnougk et de Kompong Trach, d'aller déguster des crabes sur la plage de Angkaul Beach, d'escalader les collines jusqu'à leur sommet et de passer un peu de temps sur les plantations de poivre. Si vous aimez les plages, profitez d'une journée sur l'île du Lapin en face. Nous avons particulièrement aimé manger chez Ana, petit resto local au centre ville, la nourriture est bonne et pas chère, l'accueil chaleureux. Ana vous proposera des infos et orgarnisera pour vous ce dont vous avez besoin.

La ville de Kampot, à 45 minutes de tuk-tuk, permet d'aller faire quelques courses au marché local et de de profiter de quelques bons restos. Le trajet permet de profiter de la vue sur les paysages campagnards locaux.

Le concept pour se déplacer est simple, trouver un bon conducteur de tuk-tuk et le garder pour explorer ce qui vous intéresse. Ou louer une mobylette et y aller par vos propres moyens, avec une bonne carte. Quant aux tuk-tuk, nous avons apprécié la compagnie de Ti (+855) 097 6567 594) et celle de Menassy Mom (+855) 0978463 916 qui parle pour sa part très bien le français.


Intermède animalier...


Selon Wikipédia, "Le traitement d'une phobie spécifique comme l'arachnophobie dans une perspective cognitivo-comportementale repose principalement sur différentes techniques d'exposition au stimulus anxiogène visant à obtenir une habituation et une extinction de l'angoisse."

Certes. Nous profitons largement de notre petit séjour à Kep dans ses magnifiques collines, pour mettre en pratique cette technique grâce à nos charmantes colocataires. Petites (taille de ma main), discrètes (dans la salle de bain, sous le lit, à côté de la table de nuit, sur la porte, derrière la porte, etc.) et dociles (Yves leur a couru après pendant qu'elles bondissaient super vite - oui elles bondissent!!), les araignées ont débarqué dans notre vie et ne nous ont plus lâchés. Est-ce par ce qu'Yves en a massacré une la première fois? Peut-être. Pardon, ok? Là, on est épuisés, on dort collés les uns aux autres en priant le Dieu des araignées de nous foutre la paix, merci bien. Même le staff de l'hôtel, charmant, ne peux pas les empêcher de revenir, c'est dire.

Dans le rôle du sauveur sans peur: Yves armé d'un balais, de chaussures et d'un courage sans fin
Dans celui des angoissés complètement hystériques : Timo en pôle position, suivi de Sophie et Arno.
Et la super star of course : l'araignée de Kep (et ses nombreuses copines). Paix à son âme.

Dans la vie, y a le rêve et y a la réalité. J'ai donc le triste devoir de vous dire que le joli petit bungalow de paille, c'est bien sur la carte postale. Car si le cadre est merveilleux pour vous, c'est également un petit paradis pour les bestioles. Moustiques, mille-pattes, chenilles, scorpion (hé oui), grenouilles, crapauds, puces, punaises, souris, geckos (et leurs gentilles pétoles qu'on se colle sous le pied le matin en allant au petit coin), lézards, blattes, scarabées, guêpes, chiens hurleurs, coqs gueulards, dindons gloussants, papillons de nuit (de toutes tailles et pas tous jolis) et bien sûr les fameuses araignées, petites, grosses, poilues, bondissantes.

Vive les petites chambres d'hôtels. Oui je sais, elles ne sont pas toutes parfaites et certaines sont bien bruyantes, mais tant qu'à faire, je rpéfère le bruit des klaxons pour un moment... Pardon à tous les charmants resorts que nous avons fréquentés, franchement, le service est bien, les endroits magnifiques et tout le monde est gentil, mais, je crois que dorénavant, les bungalows, c'est fini pour nous. Basta così.

Nous poursuivons notre périple demain. Au programme, deux jours à Pnomh Penh pour faire nos visas pour le Laos et nous ressourcer en menu shopping utile (pharmacie, cahiers, quelques jouets pour les enfants). Ensuite nous partons visiter les temples d'Angkor avant de remonter progressivement sur le Laos, en profitant des merveilles qui nous attendent en route :-)).

Quelques photos de nos derniers jours à Kep

jeudi 20 janvier 2011

Photos: Kep au sud du Cambodge

Crabes, plage, grottes, tuk tuk, plantation de poivre, on visite la région. Fred est resté avec nous quelques jours. On loge au Kep Lodge.