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dimanche 15 mai 2011

Logements : hôtel, guest house, auberge de jeunesse, location de vacances ou camping-car?

Camping-car dans les Blue Mountains en Australie
Après 10 mois de voyage, on a testé un certain nombre d’hébergements, de 20.- la nuit pour 4 dans une petite guesthouse sans fenêtre à Stung Treng au Cambodge à 250.- la nuit en camping-car (location + emplacement électricité et eau courante dans un Camper Van) au Canada, il y en a pour tous les goûts et budgets. Voici un petit feed-back sous forme d’avantages, inconvénients des solutions, qui sera peut-être utile aux autres cinglés qui choisissent l’option voyage non organisé (et qui n’ont plus 20 ans, âge béni où on se fout de tout, et surtout du confort, pourvu qu’on s’amuse ). De manière générale, Tripadvisor est de bon conseil, mais il faut fouiller dans les recommandations car tout n’est pas bon marché, alors que les endroits recommandés par le Lonely sont souvent plus chers qu’annoncés car ils profitent de leur notoriété. En Asie, il y a toujours une solution simple pour trouver un logement sur place, sans réserver au préalable, tout comme les USA, Canada et l’Australie offrent des motels le long du chemin à prix intéressant, il suffit de vérifier s’ils affichent « vacancy/no vacancy » au bord de la route. Nous en avons répertoriés une série ici sur nos pages infos, dont je n’ai hélas pas encore fini la mise à jour, mais ce sera fait avant notre retour, c’est promis !

 
L’hôtel basique (le genre 2, 3 étoiles, notations d’ailleurs illusoire selon les endroits)
Les +
  • La clim’ et/ou le chauffage – Yves = content
  • L’eau chaude dans les salles de bain – Sophie = contente, allez vous laver les cheveux à un filet d’eau froide, surtout depuis que j’ai appris à 38 ans ( !) par ma cops zamzam qu’il fallait se faire deux shampoings et se coltiner du conditionner systématiquement après si on voulait avoir de beaux cheveux
  • La possibilité de demander parfois deux chambres selon le prix - et donc de roucouler à l’aise, vital en temps de cohabitation forcenée
Les –
  • Déco et hygiènes douteuses - où est-ce qu’ils vont acheter ces tableaux déprimants de mochitude ?
  • Peu d’échange avec les autres voyageurs – chacun boit son infâme café lavasse dans son coin
  • Les hôtels bons marchés sont soit en périphérie des villes ou dans des quartiers bruyants – il faut donc choisir entre écologie/bruit ou confort/zone industrielle

 
On a eu parfois l’opportunité de louer de belles chambres à prix réduits en utilisant booking.com ou expedia.com, mais attention les localisations et le prix des petits déj’ souvent exorbitants. A réserver aux cas d’urgence, quand chéri par exemple n’a pas pu faire de sport depuis des lustres, que je râle sans connection web digne de ce nom et que les enfants supplient pour une après-midi de cartoons biens cons à la TV. On n’est pas tous des Poussin ou des Mike Horn…

 
La guest house (en Asie)
Les +
  • C’est propre, et ça c’est vraiment appréciable - les rares fois où on a du se battre contre des puces, c’était dans des endroits plus luxueux !
  • L’ambiance est chaleureuse et accueillante - les propriétaires, souvent des femmes, sont généralement adorables et facilitent la vie des voyageurs en se chargeant de tous les services de base (lessive, billets de bus, renseignements, expéditions)
  • Quand il y a l’option cuisine, on y mange bien et pas cher – on s’est même fait à l’idée d’une petite soupe de riz aux fruits de mer le matin, avec une pointe de piment (excellent pour la digestion)
Les –
  • Le matériel de base, commode, crochets, table de nuit, chaise, etc. est inexistant. - on pose tout par terre et puis voilà, tout en se méfiant des bestioles locales qui adorent se faufiler partout
  • Les salles de bains n’ont pas toutes l’eau chaude et sont souvent très sommaires – le petit moment où tu te demandes où tu vas poser ton linge exactement et si tes cheveux peuvent supporter ou non un jour supplémentaire sans lavage n’est pas toujours très glamour
  • Il n’y pas toujours de cuisine - et il faut parfois partir à la quête d’une petite cantine pour se restaurer sans que j’aie pu avaler mon petit café du matin, chose relativement difficile pour moi j’avoue…

 
L’auberge de jeunesse
Les +
  • L’espace commun sympathique – et donc les chouettes moments à échanger des bons plans voyages et à rire de nos aventures, tout en mangeant un petit plat cuisiné sur place
  • L’emplacement central dans les villes – le quartier offre généralement de bonnes options pour les voyageurs, agence de voyage, laveries, petite bistros, épiceries, le tout généralement à prix attractifs
  • Les PC, jeux, livres mis à disposition – ce qui permet de se ressourcer, de bouquiner, d’envoyer un mail, de surfer tranquillement et de jouer au Monopoly avec les enfants
Les -
  • Les lits à étage grinçants et branlants – ce qui occasionne des nuits entrecoupées et des réveils grincheux ensuite
  • Le partage de l’espace en général - 8 mètres carrés pour 4 c’est un peu short, il y a parfois à peine la place de poser son sac quelque part – et du coup Yves ne peut pas faire son yoga tranquillement le matin, pas bien ça, car ensuite il a mal au dos…
  • La propreté pas toujours très nette - les assiettes mal lavées, les cheveux dans la douche, les casseroles avec les restes du voisin collés au fond, etc.

 
Location à la semaine ou au mois
Les +
  • Un nouveau chez soi – avec des enfants qui font deux heures d’école tous les matins, c’est la meilleure solution pour pouvoir étudier ailleurs que sur un coin de table, vite fait bien fait
  • La place – chacun sa chambre, de bons lits, une salle de bain confort, des placards…
  • Du temps pour soi – les locations de vacances permettent de bénéficier d’un peu plus de temps personnel car ils sont des pauses dans le voyage
Les -
  • Le retour des habitudes – chacun retrouve ses petites manies et finalement la vie ressemble au quotidien habituel qu’on a justement décidé d’abandonner pendant le voyage !
  • L’emplacement – les prix attractifs impliquent souvent un emplacement éloigné des commodités et il faut se méfier de ne pas se retrouver dans la pampa sans moyen de locomotion
  • Les tâches ménagères – argh, la cuisine, la vaisselle, nettoyer, ranger…

 
Le camping-car
Les +
  • La liberté de mouvement ! Il n’y a rien de tel qu’une maison sur roues pour découvrir de grands espaces comme les USA, le Canada ou l’Australie
  • L’esprit « comme à la maison » - cuisiner selon les goûts habituels (après l’Asie, une vraie bénédiction pour Arno qui déteste le riz et les aliments mélangés), ranger ses affaires dans un petit placard, ne pas refaire le sac tous les deux jours
  • L’espace extérieur – dès qu’on arrive quelque part les enfants peuvent jouer dehors, alléluia, alors qu’en ville ils étouffent et font les sauvages n’importe où pendant qu’on tente (sans succès) de canaliser leur énergie débordante
Les –
  • Le manque d’intimité – le moindre mouvement fait bouger tout le camping-car (ceux qui sont partis pendant 4 ans en camping-car en famille sont des héros, comment ont-ils faits pour rester un couple ?)
  • Les équipements souvent foireux – écoulement d’eau fichus (2 inondations en 3 locations), placards qui ferment mal, équipement de cuisine sommaire, table branlante
  • Le prix ! Entre celui affiché et le vrai coût final (location + assurances + taxes + kilométrage + essence + emplacement en camping) ce mode d’hébergement est largement le plus cher de tout ce qu’on a testé

 
On a aussi testé le woofing (compte-rendu ici), les nuits avec le camping-car sur les aires d’autoroute autorisées (un poil glauque, s’acheter le guide Camp6 en Australie pour pouvoir le faire), les transports de nuit (deux jours pour s’en remettre) et les nuits chez l’habitant (peu compatible avec une famille de 4). En tous les cas, c’est une part d’aventures, de rencontres et un excellent exercice d’adaptation !

 
C’est donc avec joie qu’on est partis il y a trois jours à la recherche de notre camping-car. Cela fait depuis les USA qu’on n’a plus utilisé ce mode de transport. On se réjouit d’être à nouveau libres de nos mouvements et destinations, de poser nos petites affaires dans un chez-nous roulant. L’idée est de remonter depuis Sydney jusqu’à Brisbane en douze jours. On aurait bien aimé prolonger un peu mais vu les prix de location, on est resté raisonnable. Certains achètent leurs véhicules et le revendent ensuite, mais il faut avoir le temps et être dans la bonne saison. Comme on est en automne, les prix sont mauvais et certains jeunes nous ont dit qu’ils avaient perdus de l’argent en revendant leurs véhicules.

dimanche 6 février 2011

Les temples d'Angkor: visites, prières, astuces et guide de survie

Siem Reap, temples de Preah Neak Pean, Preah Khan et Ta Prohm

Au XII ème siècle, si j’avais été malade, je me serais rendue à l’hôpital Preah Neak Pean, pour m’agenouiller en face de la gargouille « homme » d’où s’écoulait l’eau sacrée. La prière et la purification, rites effectués avec un sage guérisseur, m’auraient guéri. Yves se serait rendu à la gargouille « éléphant », Timo à celle du « cheval » et Arno m’aurait accompagnée à celle de l’homme. On se soignait ainsi, en fonction de son signe astrologique. Trois signes par lieu symbolique, selon une classification « terre », « eau », « feu » ou « air ». Par exemple, le signe astrologique du taureau (Arno et moi) est associé à la terre représentée par la statue de l’« homme ». Yves est du poisson, signe d’eau et c’est l’éléphant qui l’aurait guérit. Quant à Timo, de la balance, il est signe d’air et a comme animal guérisseur le cheval. Par principe, nous avons fait une prière auprès de l’éléphant, pour qu’Yves se sente mieux. On ne sait jamais, un esprit traîne peut-être encore dans les lieux…


D’ailleurs nous avons fait plusieurs prières avec Timo au cours des visites de temples, grâce aux nonnes âgées, chargées d’accueillir les visiteurs aux pieds de Bouddha bienveillants, entourés d’encens et d’offrandes. Nous en conservons deux bracelets de laines, bénis avec bienveillance… Il y a une telle spiritualité en ces lieux, que même les non bouddhistes que nous sommes se prennent à marmonner naturellement quelques prières à l’attention de nos amis et familles…

Après cette découverte d’un hôpital typique de cette période, nous avons visité le temple de Preah Khan, magnifique et un peu délabré et nous avons terminé cette deuxième journée dédiée aux temples à admirer le fameux temple de Ta Prohm, tout emmêlé d’arbres et de nature sauvage. Je poste les photos dans le prochain message.


Petits conseils pour visiter les temples d’Angkor
  • Découper la visite en 2 ou 3 jours et ne prévoir que deux destinations phare par jour. Les temples sont immenses et il fait très chaud en cette saison.
  • Choisir un guide qui parle français, formé par l’UNESCO. Ils font partie de l’association des guides d’Angkor. Pour une journée, le prix est de 30-35 $. Prendre contact à l’avance car ils sont très demandés. Réserver un tuk-tuk pour la journée (15 $ pour la journée)
  • Manger de préférence aux stands de restauration proches du temple de Bayon (nourriture Khmer goûteuse à prix correct)
  • Prévoir des billets de 1 $ pour les nombreux enfants qui vendent des babioles (bracelets, écharpes, statuettes), ce qui leur évite de mendier et les aide à financer leur scolarité. Lorsque vous en avez plein les bras, refuser poliment les suivants, sans s’énerver, même s’ils insistent lourdement :-)
  • Profiter de la fin de journée pour faire de jolies photos (les miennes sont hélas surexposées à cause de la luminosité très crue de l’après-midi)
  • Coup de cœur : le Bayon et ses environs

Trucs utiles pour y survivre en famille

Avec les enfants :
  • S’assurer qu’ils ont bu, fait pipi et mangé, les oindre de crème solaire, leur planter une casquette sur la tête et bien expliquer les objectifs de la journée
  • Leur demander de dénicher les Apsara, Makara, Garuda, Shiva, Vishnou et Naga lors des visites des temples et leur raconter quelques anecdotes à ce sujet issu de votre bien-aimé guide Lonely Planet
  • Jouer à Indiana Jones sur les vieux temples entremêlés de lianes
  • Escalader avec eux et explorer le temple de Bayon, en jouant aux super héros, cachés derrières les colonnes
  • Leur offrir un bon « lemon juice » bien frais entre deux visites
  • Et lorsque vous aurez épuisé votre stock de bonnes idées et qu’ils se mettront à soupirer et râler qu’il fait trop chaud (c’est vrai), que c’est long (effectivement ces temples sont immenses), qu’il y a trop de monde (on est tombés de jour du nouvel an chinois !) et que franchement ils en ont ras-le-bol de toutes ses danseuses collées sur les murs (il y a effectivement des milliers d’apsaras), les rassurer gentiment, leur rappeler que ce sont les plus beaux temples du monde…En fin de journée, il ne vous restera plus qu’à les ignorer avec classe et courtoisie jusqu’au retour à l’hôtel. Bonne chance :-).
    Un jour, ils regarderont les photos et seront heureux d'y être allés, si si je vous le promets. Entre nous, c'est surtout avec le petit que ça a été rude, à 12 ans, c'est plus facile...

Avec chéri
  • Si vous en avez épousé un qui, sans vous, n’aurait jamais mis les pieds de sa vie dans ce tas de ruines infectés de chinois armés de caméras et bien ignorez-le aussi, surtout quand il a très chaud et que vous êtes arrivés il y a seulement une demi-heure
  • Si, au contraire, c’est un intellectuel féru de culture, le suivre sans soupirer lorsqu’il débattra avec le guide des subtilités de la cohabitation indoue et bouddhiste des bas reliefs angkoriens…

Les temples d’Angkor sont magnifiques, incroyables, spirituels, grandioses et il faut y aller une fois dans sa vie si on le peut. Seule peut-être ?


Liens utiles

  • Notre hôtel sympa, pas cher, le Angkor Pearl Hotel, quoiqu’un poil excentré (prévoir un tuk-tuk pour aller manger dans la Pub Street le soir, car les rares restos environnants sont chers et pas bons)
  • L’association des guides
  • Des infos sur les temples
  • Un bon resto et hôtel caritatif, le Sala Baï, s’y prendre à l’avance pour réserver, nous n’avons pas pu y aller faute de place

samedi 29 janvier 2011

Visiter Kep et guérir de l'arachnophobie :-)


Un brin de tourisme

Kep est une petite ville du Sud du Cambodge accessible par bus depuis Pnomh Penh en quatre heures environ. Réputée pour son calme, sa plage et ses fameux crabes délicieux accompagnés d'une sauce poivre et citron, la ville compte de jolis resorts perchés sur les collines avec vue sur la mer et piscines agréables. Parfaite pour se délasser et visiter les environs, Kep permet de passer quelques jours sympas et relaxants. Nous y avons séjourné deux semaines, peut-être que cinq jours auraient suffi. La ville est calme, allongée et réserve un mélange de très beaux endroits et de ruines. De nombreuses maisons sont complètement détruites et abandonnées ce qui crée une impression de ville fantôme. Ces bâtiments ont été détruits pendant le régime de Polpot et aujourd'hui, petit à petit, la ville se reconstruit.

Nous avons exploré les environs et nous recommandons de visiter les grottes de Phom Chnougk et de Kompong Trach, d'aller déguster des crabes sur la plage de Angkaul Beach, d'escalader les collines jusqu'à leur sommet et de passer un peu de temps sur les plantations de poivre. Si vous aimez les plages, profitez d'une journée sur l'île du Lapin en face. Nous avons particulièrement aimé manger chez Ana, petit resto local au centre ville, la nourriture est bonne et pas chère, l'accueil chaleureux. Ana vous proposera des infos et orgarnisera pour vous ce dont vous avez besoin.

La ville de Kampot, à 45 minutes de tuk-tuk, permet d'aller faire quelques courses au marché local et de de profiter de quelques bons restos. Le trajet permet de profiter de la vue sur les paysages campagnards locaux.

Le concept pour se déplacer est simple, trouver un bon conducteur de tuk-tuk et le garder pour explorer ce qui vous intéresse. Ou louer une mobylette et y aller par vos propres moyens, avec une bonne carte. Quant aux tuk-tuk, nous avons apprécié la compagnie de Ti (+855) 097 6567 594) et celle de Menassy Mom (+855) 0978463 916 qui parle pour sa part très bien le français.


Intermède animalier...


Selon Wikipédia, "Le traitement d'une phobie spécifique comme l'arachnophobie dans une perspective cognitivo-comportementale repose principalement sur différentes techniques d'exposition au stimulus anxiogène visant à obtenir une habituation et une extinction de l'angoisse."

Certes. Nous profitons largement de notre petit séjour à Kep dans ses magnifiques collines, pour mettre en pratique cette technique grâce à nos charmantes colocataires. Petites (taille de ma main), discrètes (dans la salle de bain, sous le lit, à côté de la table de nuit, sur la porte, derrière la porte, etc.) et dociles (Yves leur a couru après pendant qu'elles bondissaient super vite - oui elles bondissent!!), les araignées ont débarqué dans notre vie et ne nous ont plus lâchés. Est-ce par ce qu'Yves en a massacré une la première fois? Peut-être. Pardon, ok? Là, on est épuisés, on dort collés les uns aux autres en priant le Dieu des araignées de nous foutre la paix, merci bien. Même le staff de l'hôtel, charmant, ne peux pas les empêcher de revenir, c'est dire.

Dans le rôle du sauveur sans peur: Yves armé d'un balais, de chaussures et d'un courage sans fin
Dans celui des angoissés complètement hystériques : Timo en pôle position, suivi de Sophie et Arno.
Et la super star of course : l'araignée de Kep (et ses nombreuses copines). Paix à son âme.

Dans la vie, y a le rêve et y a la réalité. J'ai donc le triste devoir de vous dire que le joli petit bungalow de paille, c'est bien sur la carte postale. Car si le cadre est merveilleux pour vous, c'est également un petit paradis pour les bestioles. Moustiques, mille-pattes, chenilles, scorpion (hé oui), grenouilles, crapauds, puces, punaises, souris, geckos (et leurs gentilles pétoles qu'on se colle sous le pied le matin en allant au petit coin), lézards, blattes, scarabées, guêpes, chiens hurleurs, coqs gueulards, dindons gloussants, papillons de nuit (de toutes tailles et pas tous jolis) et bien sûr les fameuses araignées, petites, grosses, poilues, bondissantes.

Vive les petites chambres d'hôtels. Oui je sais, elles ne sont pas toutes parfaites et certaines sont bien bruyantes, mais tant qu'à faire, je rpéfère le bruit des klaxons pour un moment... Pardon à tous les charmants resorts que nous avons fréquentés, franchement, le service est bien, les endroits magnifiques et tout le monde est gentil, mais, je crois que dorénavant, les bungalows, c'est fini pour nous. Basta così.

Nous poursuivons notre périple demain. Au programme, deux jours à Pnomh Penh pour faire nos visas pour le Laos et nous ressourcer en menu shopping utile (pharmacie, cahiers, quelques jouets pour les enfants). Ensuite nous partons visiter les temples d'Angkor avant de remonter progressivement sur le Laos, en profitant des merveilles qui nous attendent en route :-)).

Quelques photos de nos derniers jours à Kep

lundi 24 janvier 2011

Y a quoi dans mon sac à dos de fille ?

(…chéri rajoutera son grain de sel et ses astuces quand il aura 5’, pour l’instant il court dans la montagne et c’est carrément bon pour son moral et sa santé )

Après six mois à bourlinguer, on réalise à quel point un bon sac à dos bien rempli permet d’être serein. Ainsi, si certains sont prêts à se lancer à leur tour sur les routes, voici quelques petites astuces…

Pour un grand voyage, l’idée est d’emporter le strict nécessaire, car un sac se remplit bien vite et il s’agit de pouvoir le porter sans se bousiller le dos. En route, chaque nouvel achat devra être utile ou remplacer un autre article qui touche à sa fin. Une nouvelle crème de jour remplacera un pot vide, une petite robe prendra la place d’un vieux T-shirt usé. Pour les bouquins, le top est d’échanger en route, il y a plein d’endroits pour le faire, même s’il faut bien avouer que les bons livres en français ne courent pas les rues.

Au niveau du matériel de base, nous avons principalement utilisé les services et compétences de l’équipe de Terres d’aventures à Genève, mais il y en a d’autres très bien partout, le concept étant d’acheter peu mais d’excellente qualité car tout sera utilisé longtemps. Nous y avons acheté notamment les sacs à dos, chaussures de marche, sacs de couchage. Pour les pantalons de voyage et les sous-pull en merinos, nous sommes allés chez Palmieri à Aubonne (on avait reçu un bon et il nous a super bien conseillés).
Photo piquée ici
Voici donc ce que j’ai mis dans mon sac à dos Deuter Traveller (55L + 10)
– après six mois d’utilisation, je le trouve toujours aussi bien, contenance, rangement, facilité d’utilisation carrément top :

Les trucs indispensables à glisser dans son sac

Appareil photo, portable (contact avec les proches - mails, Skype, Facebook- blog -, organisation du voyage, école des petits), iPod, + tous les câbles et recharges qui vont avec, affaires d’école des loulous, 2-3 livres, un agenda papier pour noter les infos utiles à avoir sous la main quand on arrive quelque part, stylo, un guide Lonely du coin, une lampe frontale et un couteau suisse.

Une petite laine (polaire), une veste de pluie, deux pantalons, deux robes légères, quatre T-shirts et un manche longue en laine merinos, une chemise ou tunique, un maillot, un paréo, une chèche – plus sympa que le bob de base pour se protéger du soleil (sert aussi à s’essuyer le visage, les mains, bref le chiffon de base), cinq culottes, deux soustifs, 3 paires de chaussettes de qualité, une paire de tongs, des sandales (les Teva sont très bien) et des bonnes chaussures de marche genre Goretex, un spray anti-moustique, une trousse de toilette sommaire (brosse à dent, dentifrice, crème de jour, crème solaire, peigne, savon, shampoing, après-shampoing, rasoir, tampax, lime à ongle, coupe-ongle, quelques machins pour tenir les cheveux, mouchoirs, huile et déo).

Petit porte monnaie, petit sac à main en bandoulière, copie des billets d’avion, cartes de crédits (2 si possible), Travel Cash, passeport, carte identité, carnet de vaccination, carte maladie, carte Rega, livret ETI, TCS, numéros des ambassades suisses et des banques en cas de vol ou perte des cartes et copie de tout ça scannés sur Google docs. Planquer les papiers importants et les cartes de crédit dans les safe des hôtels ou les avoir sur soi. J’ai opté pour la solution pantalon de voyage avec fermetures éclair et grand T-shirt pour les jours de voyage. Certains préfèrent les bananes toutes plates sur le ventre, sous le pantalon, moi ça me donne chaud.

Les petits bobos typiques du voyage et la trousse qui va avec

Piqûres en tout genre, rhume (merci la clim’), mal de gorge, égratignures, cloques, coups de soleil, mal de tête, diarrhée (ou l’inverse), quelques nausées dans les bus. C’est à peu près tout ce qu’on a eu, avec en prime une petite poussée d’eczéma pour ma part (j’en avais pas eu depuis 12 ans ??!) et une magnifique infection gynéco (super top en voyage). Voilà voilà, vous savez tout.

Au niveau des médics, il y a donc la base : désinfectant, sparadrap, anti-douleurs, anti-fièvre, antibiotiques, anti-palud, la crème qui guérit tout genre Bépanthène, du Carmol, du Rescue, de l’Arnica, de l’Imodium, du Bioflorin, de l’extrait de pamplemousse pour les fois où la nourriture est un peu limite question hygiène, du Parapic, du Fenistil, etc. Pour une trousse parfaite, demandez à votre pharmacien et allez voir des infos à ce sujet sur le site Safetravel.ch. On s’est bien sûr fait vacciner selon les indications de l’hôpital de Genève, maladies tropicales. Entre nous, il faut prévoir un peu de temps, histoire de ne pas cumuler les piqûres.

Les trucs utiles à prendre en plus s'il reste de la place...

housse protège sac, moustiquaire (mais y en a quasi partout), sac de couchage et sac à viande (nous ont surtout servi au Canada et USA), bassine pour faire la lessive, gourde (mais on peut aussi voyager avec des bouteilles en PET), corde et pincettes (si on fait sa lessive soi-même mais nous on la donne à faire, ça fait marcher les petits commerce du coin. Et franchement à 1 $ le kilo, ce serait dommage de frotter ses petites culottes alors qu’il y a tant à faire, ou à ne PAS faire justement :-).

Quelques astuces de base pour l'esprit tranquille

  • Bien calculer les distances avant de prévoir son itinéraire
  • Prévoir du temps pour faire les choses
  • Avoir toujours du liquide en petites coupures sur soi, et 100 $ planqués quelque part
  • Rester toujours poli, même quand visiblement la personne mériterait le contraire
  • Bien se laver les mains, souvent
  • Ranger ses affaires séparément dans des sacs plastiques
  • Mettre ses affaires utiles au quotidien dans un endroit facile d’accès
  • Manger local, consommer local au maximum
  • Savoir dire merci, bonjour, au revoir dans la langue locale
  • Respecter les codes locaux de bonne conduite (merci les guides de voyage pour les infos)
  • Toujours vérifier que les taxis aient des compteurs sinon bien négocier le prix avant
  • Ne pas avoir peur des animaux, ils ne sont souvent agressifs que si on les ennuie
  • Vérifier la literie avant de se coucher et de se faire dévorer par les puces
  • Ne pas oublier d’avoir des mouchoirs avec soi pour les arrêts pipi « en brousse »
  • Ne pas hésiter à demander de l’aide et des conseils aux gens du coin

Pour tout le reste, y a Internet, les supermarchés et marchés locaux et l’art de se débrouiller en fonction de la situation.

Un zeste de patience, beaucoup d’humour, un esprit curieux et le tour est joué, on s’en sort toujours. Car voyager est une chance, un bonheur, une liberté...

PS: Amis voyageurs, si j'ai oublié des trucs essentiels, n'hésitez pas à les partager dans les comm', merci!