Photos, états d'âmes, infos et souvenirs d'une famille suisse partie pour un tour du monde. Destinations: Québec, Californie, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Australie, Indonésie, Malaisie. Juillet 2010- juillet 2011.
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dimanche 3 juillet 2011
mercredi 29 juin 2011
Tirta Gangga, une escapade dans la campagne de Bali
Après quelques jours sur les îles Gili à admirer les tortues et déguster les saveurs locales, nous reprenons le bateau jusqu’au port de Padangbai à Bali. L’idée est de partir dans les terres pour s’imprégner de la culture locale. Nous choisissons un petit village proche du volcan Agung, Tirta Gangga, réputé pour son palais aquatique et la beauté de ses rizières. Logés dans la petite et accueillante Homestay Rijasa, au milieu des fleurs, nous apprécions l’ambiance calme et reposante des lieux, loin de toute agitation touristique.
Nous faisons face au piscines royales, sorte de jardin assez étonnant, ponctués de statues de divinités hindoues et d’espaces d’eau où vivent les poissons. Yves et les enfants plongent avec plaisir dans les bassins publics réservés à la baignade, même si l’eau est un peu fraîche. Quant à nous (Soph et Mom), nous observons les jeunes du coin qui jouent, nagent et se lavent aux bains.
Le soir, petit repas, papayes délicieuses et hop, au lit ! Le lendemain nous partons à 7h30 pour une virée dans la campagne avec notre guide Kutur, 68 ans, 1m48, frétillant et joyeux musicien. Il nous emmène tout de suite à travers les rizières et nous explique la vie locale, les plantes, les arbres, tout en conversant avec toutes les personnes que l’on rencontre en chemin. Cette fois-ci, c’est Timo qui prend les photos et nous suivons les petits chemins à la queue leu leu, éblouis par la magie des paysages. « Selamat pagui », tout le monde nous salue et nous sourit, comme partout en Asie. Vivre de manière si proche de la nature et des Dieux rend aimable et convivial (d’ailleurs il y a un vieux monsieur très très aimable avec une seule dent qui est déjà venu 3 ou 4 fois rendre visite à Mom afin de lui faire des massages). Nous observons les paysans durant le labour ou occupés à la préparation des terrasses, les femmes aux récoltes et au portage. Ils travaillent aux rizières de 4 heures du matin à 10 heures environ. Après 4 heures de balade le long des cours d’eau, il commence à faire un peu chaud et nous optons finalement pour un retour en bemo (taxi local), au grand soulagement d’Arno.
Feeling émotif (me sens poétique en ce moment) : se balader ainsi fait un bien fou à la tête, l’esprit flotte librement, puis se connecte à la terre, à l’essentiel… Voilà, voilà…
Ci-dessous, les photos de Timo, nous partons demain pour Munduk.
Nous faisons face au piscines royales, sorte de jardin assez étonnant, ponctués de statues de divinités hindoues et d’espaces d’eau où vivent les poissons. Yves et les enfants plongent avec plaisir dans les bassins publics réservés à la baignade, même si l’eau est un peu fraîche. Quant à nous (Soph et Mom), nous observons les jeunes du coin qui jouent, nagent et se lavent aux bains.
Le soir, petit repas, papayes délicieuses et hop, au lit ! Le lendemain nous partons à 7h30 pour une virée dans la campagne avec notre guide Kutur, 68 ans, 1m48, frétillant et joyeux musicien. Il nous emmène tout de suite à travers les rizières et nous explique la vie locale, les plantes, les arbres, tout en conversant avec toutes les personnes que l’on rencontre en chemin. Cette fois-ci, c’est Timo qui prend les photos et nous suivons les petits chemins à la queue leu leu, éblouis par la magie des paysages. « Selamat pagui », tout le monde nous salue et nous sourit, comme partout en Asie. Vivre de manière si proche de la nature et des Dieux rend aimable et convivial (d’ailleurs il y a un vieux monsieur très très aimable avec une seule dent qui est déjà venu 3 ou 4 fois rendre visite à Mom afin de lui faire des massages). Nous observons les paysans durant le labour ou occupés à la préparation des terrasses, les femmes aux récoltes et au portage. Ils travaillent aux rizières de 4 heures du matin à 10 heures environ. Après 4 heures de balade le long des cours d’eau, il commence à faire un peu chaud et nous optons finalement pour un retour en bemo (taxi local), au grand soulagement d’Arno.
Feeling émotif (me sens poétique en ce moment) : se balader ainsi fait un bien fou à la tête, l’esprit flotte librement, puis se connecte à la terre, à l’essentiel… Voilà, voilà…
Ci-dessous, les photos de Timo, nous partons demain pour Munduk.
samedi 18 juin 2011
Histoires balinaises
Récit de Mom :-)
Au programme, journée culture, organisée de main de maître par Sophie : visite d’un temple à Mengwi, musée du riz à Tabanan et coucher de soleil dans un des plus hauts lieux spirituels de Bali, le temple Pura Tanah Loth. Nous quittons notre petite hutte balinaise en taxi avec notre chauffeur préféré, coincés à quatre à l’arrière (Timo, Arno sur les genoux de Sophie, Mom), tandis qu’Yves étale ses jambes, à l’avant « il se dévoue pour occuper la place du mort », dixit, tout ceci après avoir gavé Arno de pilules contre le mal de voyage.
Le temple de Mengwi se situe à l’intérieur des terres. Ambiance sereine, peu de touristes. Végétation luxuriante, fleurs exotiques parfumées, bas-reliefs sculptés de moult dieux, déesses, démons… tout est magique. Le temple est entouré d’une enceinte carrée que nous parcourons sur une esplanade extérieure. Seuls les moines dévolus à l’entretien et aux offrandes semblent avoir l’autorisation de pénétrer dans le temple.
Nous filons ensuite à Tabanan visiter le musée du riz, vieillot, mais extrêmement bien documenté. Nous sommes reçus par une adorable jeune femme qui se donne un mal fou pour nous expliquer chaque étape qui mène à la maturation et récolte du riz. Vous n’imaginez pas tout ce qu’il faut faire pour avoir un seul grain de riz. Préparer les terrasses, semer, planter, piquer, repiquer, récolter, battre, séparer, moudre… Les outils sont millénaires, tous fabriqués à base de végétaux locaux, y compris les nasses qui servent à piéger crevettes, serpents, poissons qui remontent les rivières et s’égarent dans les rizières. Il y a des charrues pour un ou deux bœufs, avec un siège très, très rudimentaire pour le conducteur de bœufs (il doit avoir le cul cassé en fin de journée…).
« Le rétroviseur »
Alors que notre chauffeur gare le taxi, un mec qui fait de la course à pied heurte (volontairement selon Yves) le rétroviseur qui se brise et tombe de son support. Notre chauffeur s’arrête, ouvre la portière, se précipite sur le sportif et …s’inquiète de savoir si son coude n’est pas blessé et si tout va bien. Les deux mecs échangent quelques propos, rigolent et se séparent en bons amis. Notre chauffeur ramasse son rétro, remonte en voiture et finit tranquillement son parcage.
Nous imaginions la même scène à Genève, Marseille ou Vufflens-la-Gouille, les mecs se seraient insultés, étripés… A Bali, rien de tel, le matériel n’est pas important. Notre chauffeur nous apprend qu’il travaille 15 heures par jour, pour … pouvoir offrir des cérémonies aux dieux…On est d’ailleurs pleine lune, la fête religieuse bat son plein, tous les balinais sont endimanchés et passent leur journée à se retrouver en d’interminables cortèges qui se terminent dans les temples ou en bord de mer afin d’honorer leurs divinités et s’attirer leurs faveurs. Philosophie à méditer.
« Le python »
Je (Mom) n’étais pas trop chaude pour visiter en fin de journée le temple de Pura Tanah Loth, d’une part parce que j’avais lu dans le Lonely que c’était un piège à touristes bien orchestré (une allée de marchands prêts à foncer sur le chaland et lui proposer tout et n’importe quoi)…mais surtout parce que j’ai une peur bleue des pythons géants qui sont les locataires favoris de ce temple. Ce dernier est sis sur un éperon rocheux qui fait face à la mer. Voir tous ces balinais vêtus de leurs plus beaux atours, portant étendards et paniers d’offrandes, se porter vers la mer dans une ferveur sereine et empreinte de sérénité, et contempler un coucher de soleil somptueux sur ce spectacle me fait oublier les pythons. Jugée sur une marche, je me retourne et je vois… un énorme python à 1 m de mes jambes, Timo assis par terre en train de loucher sur le reptile en se demandant comment il pourrait s’y prendre pour le mettre sur ses épaules. Ce qu’il finit par faire… avec beaucoup d’aisance et dans la décontraction la plus totale !
Quelques images de la journée
Au programme, journée culture, organisée de main de maître par Sophie : visite d’un temple à Mengwi, musée du riz à Tabanan et coucher de soleil dans un des plus hauts lieux spirituels de Bali, le temple Pura Tanah Loth. Nous quittons notre petite hutte balinaise en taxi avec notre chauffeur préféré, coincés à quatre à l’arrière (Timo, Arno sur les genoux de Sophie, Mom), tandis qu’Yves étale ses jambes, à l’avant « il se dévoue pour occuper la place du mort », dixit, tout ceci après avoir gavé Arno de pilules contre le mal de voyage.
Le temple de Mengwi se situe à l’intérieur des terres. Ambiance sereine, peu de touristes. Végétation luxuriante, fleurs exotiques parfumées, bas-reliefs sculptés de moult dieux, déesses, démons… tout est magique. Le temple est entouré d’une enceinte carrée que nous parcourons sur une esplanade extérieure. Seuls les moines dévolus à l’entretien et aux offrandes semblent avoir l’autorisation de pénétrer dans le temple.
Nous filons ensuite à Tabanan visiter le musée du riz, vieillot, mais extrêmement bien documenté. Nous sommes reçus par une adorable jeune femme qui se donne un mal fou pour nous expliquer chaque étape qui mène à la maturation et récolte du riz. Vous n’imaginez pas tout ce qu’il faut faire pour avoir un seul grain de riz. Préparer les terrasses, semer, planter, piquer, repiquer, récolter, battre, séparer, moudre… Les outils sont millénaires, tous fabriqués à base de végétaux locaux, y compris les nasses qui servent à piéger crevettes, serpents, poissons qui remontent les rivières et s’égarent dans les rizières. Il y a des charrues pour un ou deux bœufs, avec un siège très, très rudimentaire pour le conducteur de bœufs (il doit avoir le cul cassé en fin de journée…).
« Le rétroviseur »
Alors que notre chauffeur gare le taxi, un mec qui fait de la course à pied heurte (volontairement selon Yves) le rétroviseur qui se brise et tombe de son support. Notre chauffeur s’arrête, ouvre la portière, se précipite sur le sportif et …s’inquiète de savoir si son coude n’est pas blessé et si tout va bien. Les deux mecs échangent quelques propos, rigolent et se séparent en bons amis. Notre chauffeur ramasse son rétro, remonte en voiture et finit tranquillement son parcage.
Nous imaginions la même scène à Genève, Marseille ou Vufflens-la-Gouille, les mecs se seraient insultés, étripés… A Bali, rien de tel, le matériel n’est pas important. Notre chauffeur nous apprend qu’il travaille 15 heures par jour, pour … pouvoir offrir des cérémonies aux dieux…On est d’ailleurs pleine lune, la fête religieuse bat son plein, tous les balinais sont endimanchés et passent leur journée à se retrouver en d’interminables cortèges qui se terminent dans les temples ou en bord de mer afin d’honorer leurs divinités et s’attirer leurs faveurs. Philosophie à méditer.
« Le python »
Je (Mom) n’étais pas trop chaude pour visiter en fin de journée le temple de Pura Tanah Loth, d’une part parce que j’avais lu dans le Lonely que c’était un piège à touristes bien orchestré (une allée de marchands prêts à foncer sur le chaland et lui proposer tout et n’importe quoi)…mais surtout parce que j’ai une peur bleue des pythons géants qui sont les locataires favoris de ce temple. Ce dernier est sis sur un éperon rocheux qui fait face à la mer. Voir tous ces balinais vêtus de leurs plus beaux atours, portant étendards et paniers d’offrandes, se porter vers la mer dans une ferveur sereine et empreinte de sérénité, et contempler un coucher de soleil somptueux sur ce spectacle me fait oublier les pythons. Jugée sur une marche, je me retourne et je vois… un énorme python à 1 m de mes jambes, Timo assis par terre en train de loucher sur le reptile en se demandant comment il pourrait s’y prendre pour le mettre sur ses épaules. Ce qu’il finit par faire… avec beaucoup d’aisance et dans la décontraction la plus totale !
Quelques images de la journée
dimanche 15 mai 2011
Australie : premiers jours de notre aventure sur la côte est en camping-car
Au jour le jour, on commence avec le 9 mai
Départ de l’auberge de jeunesse à neuf heures, sacs au dos, itinéraire en poche. Arrivés à Camper Travel à l’heure, visionnage de la vidéo de démonstration du véhicule, vérification du véhicule, instructions de base, c’est parti ! Yves démarre sa conduite à gauche comme un pro et je me mets en position co-pilote, les enfants sont attachés à l’arrière, Midnight Oil passe à la radio, on roule en direction des Blue Montains. Notre super Apollo 6 places - y a même des ustensiles de cuisine, des cartes régionales, un kit de base, des draps, des serviettes et un écran DVD, la classe intégrale – se conduit bien, tout est parfait. Des jeunes nous ont conseillés l’achat du guide « le camper6 », afin de profiter de tous les bons plans gratuits de la route (douches, emplacements, barbecue…). Impossible de dégotter ce fichu bouquin, on se décide pour un emplacement au camping de Katoomba pour deux nuits, répertoriés dans tous les dépliants publicitaires locaux. Yves risque l’attaque en découvrant le prix : 50 dollars par nuit – et il n’y a même pas le wifi ? Ça commence bien. Il fait une caillasse d’enfer et on a loupé le supermarché de Sydney. On arpente les rues du bled à la recherche de victuailles et d’habits chauds supplémentaires, embêté par la taille du camping-car plutôt fait pour les grandes allées. Dire qu’il y a une semaine, nous avions 38-40 degrés, il faut s’adapter ! Une fois les courses rangées, chacun fait son petit nid pour la nuit. Les enfants sont frigorifiés, on zappe la douche au profit de couches de vêtements chauds supplémentaires. On a notamment trouvé des peignoirs douillets qui font la joie des enfants. J’en enfile un avant de sortir me laver les dents, Yves me prend en photo en murmurant « ma chérie, je n’ai jamais eu autant envie de toi que ce soir… », on rit comme des baleines, parfois ce voyage a des allures de gag. Hop, tout le monde au lit après un repas chaud. Personne ne se relève la nuit pour aller aux toilettes !
10 mai
Yves a passé une super mauvaise nuit, il dit que le camping-car penche, qu’il a du se retourner au milieu de la nuit et qu’il ne supporte plus les sacs de couchage, il étouffe. Arno est collé à moi comme un koala, lui qui déteste dormir avec nous est venu au milieu de la nuit me demander s’il pouvait venir dans notre lit car il avait super froid. Timo a assuré comme un grand, emmitouflé dans sa capuche. Quant à moi, j’ai eu tellement froid que je ne rêve que d’un grand café bien chaud. On zappe encore la douche, on ne peut même pas imaginer se déshabiller, j’ai le nez gelé. Départ pour les « Three sisters » dans le parc national et une marche de trois heures dans la forêt en contrebas (photos ici). Arno râle tout du long – un vrai plaisir, tous ceux qui le connaissent savent à quel point il a le don d’énerver son prochain dans ce genre de moments –là - et finit par nous dire que ses chaussures sont trop petites –pouvait pas le dire hier quand on était au magasin mmmh?-. Il y a des moments où on mesure bien la force de son amour pour ses enfants. Il finit la balade, à grand renfort de biscuits et de la promesse de nouvelles chaussures de marche dès notre retour dans la petite ville de Katoomba. Après deux heures d’écoles, un bon plat de pâtes et des parties de Uno on saute encore une fois la douche, trop frigorifiés. C’est déjà un exploit de se laver les dents, d’aller faire pipi et de se débarbouiller. Lampe frontale sur le front et cheveux en bataille, je pense à mes anciennes collègues de Femina qui prendraient peur en me voyant dans cet état et je ris toute seule. Arno dort avec moi et Yves se coltine la banquette.
Le 11 mai
Le vent s’est levé et il fait encore plus froid. On fuit lâchement pour aller se réconforter auprès des kangourous du Featherdale Wildlife Park en plaine. Les enfants sont super heureux de pouvoir les toucher, ils peuvent les nourrir et les caresser (photos dans le prochain message). Au vu de la météo, on se décide à faire de la route pour filer vers le nord plus rapidement que prévu. Yves assure à fond les heures de conduite car je n’ose pas conduire à gauche, j’ai peur d’avoir de mauvais réflexes. On sort à Buladhelah, pour profiter des lacs et de la mer dans la région de Forster. Résultat, le super camping mentionné dans le guide et dont je me réjouis (une douche, une douche !) est carrément fermé, les toilettes inutilisables et il n’y a personne. Yves est fatigué mais je le supplie de faire encore une quinzaine de kilomètres pour tenter notre chance dans le prochain. Dieu merci, le surveillant nous accueille malgré l’heure tardive et nous pouvons nous installer en face du lac pour la nuit. Les garçons se dépêchent d’aller à la salle de bain, je traîne un peu en imaginant pourvoir me délecter plus tard d’un moment de paix, une fois qu’ils seront couchés. Une clope, une bonne douche, seule. Un vilain filet d’eau tiède m’attend, qui vire au froid avant la fin du rinçage des cheveux. C’est à ce moment-là que je réalise que j’ai oublié mon linge et je dois me sécher dans ma chemisette de nuit. Merde alors ! Je suis à nouveau gelée, c’est malin. En rentrant je découvre Yves à quatre pattes en train d’éponger une inondation et les deux enfants, punis, au lit. Super ambiance. Dans ce genre de moment, mieux vaut ne rien dire.
12 mai
On continue sur notre lancée des kilomètres, avec un arrêt au MacDo ( ! ) pour utiliser leur wifi gratuit – au moins envoyer un mail à la famille pour dire qu’on est toujours vivants, manger chaud – sans emplacement camping la vaisselle se fait à l’eau froide, beurk, et utiliser leurs toilettes. On roule ensuite longtemps, en direction du nord. Les paysages sont très beaux, je suis frappée par les couleurs. Le ciel très bleu, les arbres très verts et à la nuit tombante le ciel jaune avec les arbres qui se découpent comme de la dentelle, en noir. Yves commence à fatiguer, mais il tient le coup et les enfants sont sages. Je ne regarde pas trop le nombre d’heures qu’ils passent sur l’écran pendant ce style de journée, tant pis. L’essentiel est dans l’harmonie et la bonne ambiance de la famille. Je repère dans notre guide Camp6 (enfin trouvé) des emplacements gratuits pour la nuit, il faut qu’on économise un peu après nos dépenses de ces derniers jours. Impossible de le trouver, on finit par échouer sur une aire de l’autoroute non autorisée avec deux autres camping-cars paumés comme nous. On dort juste sous le panneau interdit, Yves me conseille de faire pipi dans le camping-car vu la tronche des WC et le soir on mange froid. Bon, c’est un peu la zone mais tant pis, faut ce qu’il faut.
13 mai
On repart à 7 heures du matin, je fais co-pilote sans avoir avalé un café, un véritable exploit. Yves s’arrête après une demi heure dans une station service, il me connaît j’ai besoin de carburant le matin. Trois dollars un minable espresso dans un gobelet, mais il me semble délicieux après cette nuit froide, encore. Comme un petit miracle, après 100 kilomètres on arrive à Woolgoolga, petite station de surfeurs au bord de l’océan Pacifique et là, joie et bonheur, un chouette petit camping en face de la mer nous attend. Et il fait beau ! La journée se passe comme dans un rêve, Yves et Timo s’initient au surf, Timo s’en sort d’ailleurs comme un chef, Arno saute dans les vagues, la mer est belle et il y a plein de jeunes surfeurs et surfeuses sous nos fenêtres en petite tenue. Short en jeans, haut de maillot coloré, chignon blond style décoiffé et bottes fourrées pour les filles, torse nu, short, cheveux en bataille et casquette pour les mecs. Timo les trouve pas mal, il étudie leur genre et leur vie en groupe (l’art de draguer mine de rien, de rigoler, de jouer au volley pour épater les filles). Je casse un peu les pieds à tout le monde avec mes angoisses de requins, mais ici les jeunes s’amusent et il paraît qu’il n’y a quasi pas de risque. Certes. Bon, je range mes appréhensions au fond de moi et laisse les enfants s’amuser. On peut même manger dehors, faire la lessive et passer une heure dans les douches chaudes ! Yves est un peu fatigué des jours précédents, mais il retrouve le sourire face au soleil, à la mer et à la chaleur, les enfants sont ravis et j’ai enfin un peu de temps pour écrire pour le blog. Une camionnette propose des crevettes délicieuses à déguster avec du citron et du sel, face à la mer. On se régale. Que demander de plus ?
Départ de l’auberge de jeunesse à neuf heures, sacs au dos, itinéraire en poche. Arrivés à Camper Travel à l’heure, visionnage de la vidéo de démonstration du véhicule, vérification du véhicule, instructions de base, c’est parti ! Yves démarre sa conduite à gauche comme un pro et je me mets en position co-pilote, les enfants sont attachés à l’arrière, Midnight Oil passe à la radio, on roule en direction des Blue Montains. Notre super Apollo 6 places - y a même des ustensiles de cuisine, des cartes régionales, un kit de base, des draps, des serviettes et un écran DVD, la classe intégrale – se conduit bien, tout est parfait. Des jeunes nous ont conseillés l’achat du guide « le camper6 », afin de profiter de tous les bons plans gratuits de la route (douches, emplacements, barbecue…). Impossible de dégotter ce fichu bouquin, on se décide pour un emplacement au camping de Katoomba pour deux nuits, répertoriés dans tous les dépliants publicitaires locaux. Yves risque l’attaque en découvrant le prix : 50 dollars par nuit – et il n’y a même pas le wifi ? Ça commence bien. Il fait une caillasse d’enfer et on a loupé le supermarché de Sydney. On arpente les rues du bled à la recherche de victuailles et d’habits chauds supplémentaires, embêté par la taille du camping-car plutôt fait pour les grandes allées. Dire qu’il y a une semaine, nous avions 38-40 degrés, il faut s’adapter ! Une fois les courses rangées, chacun fait son petit nid pour la nuit. Les enfants sont frigorifiés, on zappe la douche au profit de couches de vêtements chauds supplémentaires. On a notamment trouvé des peignoirs douillets qui font la joie des enfants. J’en enfile un avant de sortir me laver les dents, Yves me prend en photo en murmurant « ma chérie, je n’ai jamais eu autant envie de toi que ce soir… », on rit comme des baleines, parfois ce voyage a des allures de gag. Hop, tout le monde au lit après un repas chaud. Personne ne se relève la nuit pour aller aux toilettes !
10 mai
Yves a passé une super mauvaise nuit, il dit que le camping-car penche, qu’il a du se retourner au milieu de la nuit et qu’il ne supporte plus les sacs de couchage, il étouffe. Arno est collé à moi comme un koala, lui qui déteste dormir avec nous est venu au milieu de la nuit me demander s’il pouvait venir dans notre lit car il avait super froid. Timo a assuré comme un grand, emmitouflé dans sa capuche. Quant à moi, j’ai eu tellement froid que je ne rêve que d’un grand café bien chaud. On zappe encore la douche, on ne peut même pas imaginer se déshabiller, j’ai le nez gelé. Départ pour les « Three sisters » dans le parc national et une marche de trois heures dans la forêt en contrebas (photos ici). Arno râle tout du long – un vrai plaisir, tous ceux qui le connaissent savent à quel point il a le don d’énerver son prochain dans ce genre de moments –là - et finit par nous dire que ses chaussures sont trop petites –pouvait pas le dire hier quand on était au magasin mmmh?-. Il y a des moments où on mesure bien la force de son amour pour ses enfants. Il finit la balade, à grand renfort de biscuits et de la promesse de nouvelles chaussures de marche dès notre retour dans la petite ville de Katoomba. Après deux heures d’écoles, un bon plat de pâtes et des parties de Uno on saute encore une fois la douche, trop frigorifiés. C’est déjà un exploit de se laver les dents, d’aller faire pipi et de se débarbouiller. Lampe frontale sur le front et cheveux en bataille, je pense à mes anciennes collègues de Femina qui prendraient peur en me voyant dans cet état et je ris toute seule. Arno dort avec moi et Yves se coltine la banquette.
Le 11 mai
Le vent s’est levé et il fait encore plus froid. On fuit lâchement pour aller se réconforter auprès des kangourous du Featherdale Wildlife Park en plaine. Les enfants sont super heureux de pouvoir les toucher, ils peuvent les nourrir et les caresser (photos dans le prochain message). Au vu de la météo, on se décide à faire de la route pour filer vers le nord plus rapidement que prévu. Yves assure à fond les heures de conduite car je n’ose pas conduire à gauche, j’ai peur d’avoir de mauvais réflexes. On sort à Buladhelah, pour profiter des lacs et de la mer dans la région de Forster. Résultat, le super camping mentionné dans le guide et dont je me réjouis (une douche, une douche !) est carrément fermé, les toilettes inutilisables et il n’y a personne. Yves est fatigué mais je le supplie de faire encore une quinzaine de kilomètres pour tenter notre chance dans le prochain. Dieu merci, le surveillant nous accueille malgré l’heure tardive et nous pouvons nous installer en face du lac pour la nuit. Les garçons se dépêchent d’aller à la salle de bain, je traîne un peu en imaginant pourvoir me délecter plus tard d’un moment de paix, une fois qu’ils seront couchés. Une clope, une bonne douche, seule. Un vilain filet d’eau tiède m’attend, qui vire au froid avant la fin du rinçage des cheveux. C’est à ce moment-là que je réalise que j’ai oublié mon linge et je dois me sécher dans ma chemisette de nuit. Merde alors ! Je suis à nouveau gelée, c’est malin. En rentrant je découvre Yves à quatre pattes en train d’éponger une inondation et les deux enfants, punis, au lit. Super ambiance. Dans ce genre de moment, mieux vaut ne rien dire.
12 mai
On continue sur notre lancée des kilomètres, avec un arrêt au MacDo ( ! ) pour utiliser leur wifi gratuit – au moins envoyer un mail à la famille pour dire qu’on est toujours vivants, manger chaud – sans emplacement camping la vaisselle se fait à l’eau froide, beurk, et utiliser leurs toilettes. On roule ensuite longtemps, en direction du nord. Les paysages sont très beaux, je suis frappée par les couleurs. Le ciel très bleu, les arbres très verts et à la nuit tombante le ciel jaune avec les arbres qui se découpent comme de la dentelle, en noir. Yves commence à fatiguer, mais il tient le coup et les enfants sont sages. Je ne regarde pas trop le nombre d’heures qu’ils passent sur l’écran pendant ce style de journée, tant pis. L’essentiel est dans l’harmonie et la bonne ambiance de la famille. Je repère dans notre guide Camp6 (enfin trouvé) des emplacements gratuits pour la nuit, il faut qu’on économise un peu après nos dépenses de ces derniers jours. Impossible de le trouver, on finit par échouer sur une aire de l’autoroute non autorisée avec deux autres camping-cars paumés comme nous. On dort juste sous le panneau interdit, Yves me conseille de faire pipi dans le camping-car vu la tronche des WC et le soir on mange froid. Bon, c’est un peu la zone mais tant pis, faut ce qu’il faut.
13 mai
| Oh yeah, ze men! |
lundi 28 mars 2011
Une journée à L'Elephant Nature Park, Chiang Mai
| Timo avec la plus vieille femelle du groupe |
Notez qu'on a failli ne jamais y aller...D'abord, quand Yves a vu le prix, il a a failli avoir une attaque: "75$ par personne pour la journée découverte! C'est super cher! Et mon budget?". Chez nous, c'est souvent comme ça,Yves compte - Dieu merci- et moi, je dépense. Bon, soyons francs, je ne suis pas particulièrement dépensière, mais je ne compte pas, j'aime profiter de la vie, visiter des trucs, faire des cadeaux, bien manger, faire plaisir aux enfants.... ce qui ruine le budget d'Yves à tous les coups. Surtout qu'à ce tarif là, même à deux , cela représente une journée de voyage pour nous, car on tourne entre 100 et 150 $ max par jour pour les 4. Du coup, j'ai du un peu négocier, surtout argumenter "Mais chéri, le camp est bien, il soigne, il protège, il accueille des pauvres éléphants en détresse et ça coûte cher tout ça" et finalement "Ce que femme veut...", vous connaissez la musique ;-).
Ensuite, je me précipite sur le site pour réserver deux places (5000 baths) et là, très fière de moi, je coche au dernier moment paiement en dollars, Yves m'ayant bien expliqué qu'en ce moment il est avantageux pour nous. Sauf qu'en fait cette magnifique petite option n'a pas du tout converti le montant, elle a juste donné un message - après transaction: "Merci pour votre paiement de 5000 dollars!". Argh, j'ai bien senti le coup de chaud!
- Euh, chéri ? Gentille petite voix douce
- Mmmm ? Vague grommellement du mec plongé dans son iPod
- J'ai fait une connerie, au lieu de 5000 BT j'ai payé 5000$, je me suis trompée, j'ai coché un machin et ça n'a pas bien fonctionné, mais c'est pas de ma faute, je te le jure, enfin bref, voilà voilà... Sourire crispé, genre "on reste calme ok?"
- Quoi ????? Annule immédiatement ! Ceux qui connaissent Yves peuvent imaginer sa tête à ce moment-là, pour les autres, piquez-lui une fois le denier morceau de Toblerone devant son nez et vous la connaîtrez...
Il n'a rien dit de spécial, même pas une petite insulte ou un très gros mot, mais ses sourcils sont particulièrement expressifs... J'ai tout de suite actionné l'option "réparation immédiate de ladite connerie", genre t'inquiète, je vais trouver une solution. Hop, Skype, Hop, UBS.... tiens même à 5 heures du mat' -décalage oblige- ils répondent au téléphone, c'est merveilleux. Hop, explications au gentil monsieur suisse-allemand-qui-parle-très-bien-le-français (ils sont merveilleux ces suisse-allemands, je vous le dis). Disons qu'il ne s'est pas moqué, il était bien trop poli, mais cela l'a amusé. Oui, amusé, alors que j'étais en train de transpirer sous le regard très fâché et flippé d'Yves. Pour le coup 5000 dollars, c'est le budget de plus d'un mois de voyage... Hop, il faut en fait téléphoner au système de paiement en ligne thaïlandais, Visa ne fait rien de spécial dans ce genre de cas, il faut annuler avec l'autre. Ok, je me lance dans un magnifique téléphone en anglais avec un employé thaï... Résultat efficace et rapide, je reçois un email après quelques minutes me rassurant sur le fait que le paiement a été bien fait en bath et non en dollars, je peux respirer. Yves m'aime toujours, c'est merveilleux. Par contre mon déo m'a lâché, j'en ai été quitte pour une deuxième douche matinale.
Dimanche, c'est enfin le jour J, j'emmène Timo, en regrettant un peu qu'Arno ne nous accompagne pas, mais il a préféré rester avec son papa, solidarité masculine oblige. Je crois surtout qu'il est un peu impressionné par ces grosses bêtes.
Après une heure et demie de route, pendant laquelle un volontaire nous explique des tas de choses sur le fonctionnement et l'histoire du parc on arrive dans un endroit merveilleux, spacieux, vert, au pied des montagnes.Les éléphants circulent en liberté, on sent tout de suite que l'environnement est sain et respectueux. la journée se découpe en plusieurs activités, premiers contacts avec les éléphants, distribution de leurs repas, bains, moments de liberté avec eux dans le parc, film documentaire sur les conditions de vie des éléphants et sur l'importance de ce type de parc pour les sauver. Tous les éléphants du parc ont été sauvés de leurs mauvaises conditions de vie par Lek, la responsable et fondatrice du parc. Petit bout de femme charismatique et pleine d'énergie, elle consacre sa vie aux éléphants. On a le plaisir de la rencontrer et Timo passe un beau moment avec elle et un jeune éléphanteau orphelin qu'elle a recueilli.
La journée est merveilleuse, intense, magnifique. Timo passe beaucoup de temps avec les éléphants qui semblent apprécier ses câlins. Le contact se fait en toute liberté, certains n'aiment pas être touchés, ils n'y sont pas obligés, d'ailleurs une cordelette autour de leur cou indique qu'ils ont été traumatisés et maltraités par des humains et qu'il faut les laisser tranquilles. Très touchés par ces moments incroyables, on repart le cœur rempli d'amour, impressionnés par ce projet profondément humain et utile. En rentrant, on raconte tout à Yves et Arno et je sens qu'ils sont heureux pour les éléphants et pour nous d'avoir passé une telle journée. Le prix est du coup totalement oublié ;-)
Liens utiles
- La vie de Lek, la fondatrice
- Le site d'Elephant Nature Park
- Le lien sur leur shop en ligne pour les soutenir (achat de kit médical, de journée de nourriture, livre, DVD, etc)
- Vous pouvez même adopter un éléphant, mais en ce moment le lien ne fonctionne plus !?!
lundi 21 mars 2011
Photos: cours de cuisine thaï à Chiang Mai avec Timo
Chouette journée au Siam Rice Thai Cookery School pour apprendre à cuisiner thaï.
Au menu, hot and sour soup, poulet aux noix de cajou, curry massaman, pad thaï, laap et sticky rice mango...Voici quelques photos de Timo en pleine action!!
Au menu, hot and sour soup, poulet aux noix de cajou, curry massaman, pad thaï, laap et sticky rice mango...Voici quelques photos de Timo en pleine action!!
samedi 5 mars 2011
Photos: une excursion à Vang Vieng
Excursion dans les environs de Vang Vieng pour découvrir les paysages karstiques, les villages et les grottes. Timo a pris les photos ce jour-là et vous propose sa sélection.
mercredi 2 mars 2011
Photos de Timo: le parc des Bouddhas de Vientiane
C'est l'artiste Xieng Kuan, chaman-prêtre-yogi, qui a créé ce parc un peu étrange mais très intéressant, à 25 km de Vientiane. Un mélange de bouddhisme, hindouisme et d'inspiration personnelle, mais avant tout un hommage à Bouddha. D'ailleurs la plus grande statue du parc orne souvent les cartes postales locales.
Timo s'est amusé à prendre en photo les nombreuses sculptures, malgré un soleil de plomb :-)
Timo s'est amusé à prendre en photo les nombreuses sculptures, malgré un soleil de plomb :-)
dimanche 21 novembre 2010
Baie d'Ha Long, Hanoï et premières impressions de Timo
Nos billet pour le Nord étant bookés pour le vendredi 19 novembre, on s'est décidés pour une petite excursion touristique de 3 jours a la Baie d'Ha Long, certes touristique, mais incontournable. Afin de faire les choses selon les préceptes de notre Dieu Lonely, nous avons erré quelques temps dans les rues de la vieille ville, véritable dédale de petites ruelles dont les noms ne correspondent pas a notre carte) avant de trouver une des agences de voyage recommandées: Et Pumpkin.
Ensuite, il a fallu trouver un hôtel libre, chose peu aisée visiblement en cette saison. La réceptionniste de notre premier hôtel qui avait pu nous dépanner pour une seule nuit, le Hanoi Old Center Hotel, nous a franchement bien aidés. Elle a fait moult téléphones pour en trouver un a un prix correct (40 $ la nuit) et nous a fait accompagner avec nos bagages. Depuis on a dormi dans deux autres hôtels mais le Hanoi Old Center Hotel restera notre préféré ici (accueil, ptit déj, chambre nickel, situation et petit prix).
Le matin, après un dej' très étrange au Trang Ha Hotel, nous sommes partis en mini bus pour Ha Long. Le guide Hai, très sympa, nous a bien accueillis et les 20 personnes du groupe se sont présentées. Essentiellement des anglais et des Australiens, un couple de français avec des enfants. Bonne ambiance, relax, mais on n'a pas trop l'habitude des voyages organisés ;-)... Le genre speed et minutés nous a un peu surpris. Finalement c'était surtout la première journée qui nous a fait stresser, le reste étant plus relax. Et Timo a vraiment apprécier d'être avec d'autres personnes et de pouvoir plaisanter avec Olivier, jeune photographe suisse (voir son magnifique blog ici) et Nathalie, baroudeuse canadienne. Au programme, visites de grottes, balades vers les îles, kayak pour voir les villages flottants, baignades et sieste au soleil. Timo nous a pondu une petite rédaction pour raconter notre périple et ses premières impressions de Hanoï, je vous la recopie ici avec son accord, comme ça vous aurez les impressions de Timo qui résument assez bien la situation.
Texte de Timo, le 18 nov. 2010
Ce qui est sûr c'est que c'est très différent de la Suisse. Pour commencer, il n'y a pas de ligne de séparation sur la route, ce qui veut dire que tout le monde circule où il veut sur la route (gauche - droite) et dans le sens qu'il veut (droite - gauche). Ensuite on peut très bien manger pour à peu près trois dollars, mais il y a quand même deux ou trois trucs bizarres que je ne mangerai pas: chien, tortue, pigeon grillé, soupe au poulet avec le poulet entier dedans. Et il y avait des trucs bizarres dans la rue, par exemple un cuisiner de la soupe au poulet (en train de plumer ses poulets), un autre qui avait un sac de grenouilles qu'il sortait une par une à main nue avant de la décapiter avec son tranchoir. (Il y en avait une qui était magique, parce qu'après s'être fait décapiter elle bougeait encore).
Par contre, la baie d'Ha Long est magnifique avec ses centaines de petites îles. Si vous y allez, il faut prendre le "Halong Phoenix Cruiser", avoir Monsieur Hi comme guide et prendre l'option kayak, comme ça vous pourrez sauter depuis le pont du bateau et visiter trois grottes. Une touristique, une où il faut carrément se plier en deux et jouer aux spéléologues avec des lampes frontales et une où on doit passer en kayak sous la montagne, où le plafond est à cinquante centimètres du haut de l'eau.
Timo a pris également les photos de nos premiers jours au Vietnam, je les poste dans le prochain message ;-)
Ensuite, nous sommes rentrés sur Hanoï pour quelques jours au Mike's Hotel, chouette petit hôtel très accueillant, si ce n'est la radio locale qui nous a réveillés chaque matin sous nos fenêtres ;-). Nous nous sommes baladés dans les petites rues, pour s'imprégner de la vie locale et nous avons fait un peu les touristes: temples, théâtre de marionnettes sur l'eau, le célèbre temple de la littérature, le jardin du mausolée de Hin Chi Minh et le marché de la vieille ville. Le vendredi soir, nous avons même pris un tuck-tuck pour faire plaisir à Timo, avant de rejoindre notre train de nuit pour partir dans le nord ouest du Vietnam. Actuellement nous sommes à Bac-Ha, petite ville du nord ouest du Vietnam, à l'hôtel Cong Fu pour toute la semaine. Au programme, visite du Nord, marchés typiques, balades et rattrapage du programme scolaire ;-)
A bientôt!
Ensuite, il a fallu trouver un hôtel libre, chose peu aisée visiblement en cette saison. La réceptionniste de notre premier hôtel qui avait pu nous dépanner pour une seule nuit, le Hanoi Old Center Hotel, nous a franchement bien aidés. Elle a fait moult téléphones pour en trouver un a un prix correct (40 $ la nuit) et nous a fait accompagner avec nos bagages. Depuis on a dormi dans deux autres hôtels mais le Hanoi Old Center Hotel restera notre préféré ici (accueil, ptit déj, chambre nickel, situation et petit prix).
Le matin, après un dej' très étrange au Trang Ha Hotel, nous sommes partis en mini bus pour Ha Long. Le guide Hai, très sympa, nous a bien accueillis et les 20 personnes du groupe se sont présentées. Essentiellement des anglais et des Australiens, un couple de français avec des enfants. Bonne ambiance, relax, mais on n'a pas trop l'habitude des voyages organisés ;-)... Le genre speed et minutés nous a un peu surpris. Finalement c'était surtout la première journée qui nous a fait stresser, le reste étant plus relax. Et Timo a vraiment apprécier d'être avec d'autres personnes et de pouvoir plaisanter avec Olivier, jeune photographe suisse (voir son magnifique blog ici) et Nathalie, baroudeuse canadienne. Au programme, visites de grottes, balades vers les îles, kayak pour voir les villages flottants, baignades et sieste au soleil. Timo nous a pondu une petite rédaction pour raconter notre périple et ses premières impressions de Hanoï, je vous la recopie ici avec son accord, comme ça vous aurez les impressions de Timo qui résument assez bien la situation.
Texte de Timo, le 18 nov. 2010
Ce qui est sûr c'est que c'est très différent de la Suisse. Pour commencer, il n'y a pas de ligne de séparation sur la route, ce qui veut dire que tout le monde circule où il veut sur la route (gauche - droite) et dans le sens qu'il veut (droite - gauche). Ensuite on peut très bien manger pour à peu près trois dollars, mais il y a quand même deux ou trois trucs bizarres que je ne mangerai pas: chien, tortue, pigeon grillé, soupe au poulet avec le poulet entier dedans. Et il y avait des trucs bizarres dans la rue, par exemple un cuisiner de la soupe au poulet (en train de plumer ses poulets), un autre qui avait un sac de grenouilles qu'il sortait une par une à main nue avant de la décapiter avec son tranchoir. (Il y en avait une qui était magique, parce qu'après s'être fait décapiter elle bougeait encore).
Par contre, la baie d'Ha Long est magnifique avec ses centaines de petites îles. Si vous y allez, il faut prendre le "Halong Phoenix Cruiser", avoir Monsieur Hi comme guide et prendre l'option kayak, comme ça vous pourrez sauter depuis le pont du bateau et visiter trois grottes. Une touristique, une où il faut carrément se plier en deux et jouer aux spéléologues avec des lampes frontales et une où on doit passer en kayak sous la montagne, où le plafond est à cinquante centimètres du haut de l'eau.
Timo a pris également les photos de nos premiers jours au Vietnam, je les poste dans le prochain message ;-)
Ensuite, nous sommes rentrés sur Hanoï pour quelques jours au Mike's Hotel, chouette petit hôtel très accueillant, si ce n'est la radio locale qui nous a réveillés chaque matin sous nos fenêtres ;-). Nous nous sommes baladés dans les petites rues, pour s'imprégner de la vie locale et nous avons fait un peu les touristes: temples, théâtre de marionnettes sur l'eau, le célèbre temple de la littérature, le jardin du mausolée de Hin Chi Minh et le marché de la vieille ville. Le vendredi soir, nous avons même pris un tuck-tuck pour faire plaisir à Timo, avant de rejoindre notre train de nuit pour partir dans le nord ouest du Vietnam. Actuellement nous sommes à Bac-Ha, petite ville du nord ouest du Vietnam, à l'hôtel Cong Fu pour toute la semaine. Au programme, visite du Nord, marchés typiques, balades et rattrapage du programme scolaire ;-)
A bientôt!
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